Mon Gras et moi – Gally

Dès la première page, on se dit chouette, tout est rose, ça va être une ambiance bien girly… Bas pas trop en fait.

On découvre une jeune femme bien en chaire, taille 50, qui nous raconte ses déboires de jeune femme en surpoids. La réalité d’un “gros” en somme.

Tout y passe. En commençant pas l’effet drogue dure qu’à la nourriture sur elle : elle est triste, elle mange, elle est frustrée, elle mange, elle est stressée, elle mange, elle est énervée, elle mange, elle s’ennuie, elle mange.

N’oublions pas que la nourriture est également vue comme un moment de pure convivialité (comme l’alcool d’ailleurs) : les amis ce week-end, on se fait une bonne bouffe !

Il y a également énormément de frustration dans ce récit, on sent le vécu.

Elle décrit également avec beaucoup d’humour le regard des autres, face à son surpoids, les régimes à répétitions, le côté médical de la maladie, car oui, le surpoids est une maladie.

L’auteur a certainement voulu faire une mini-thérapie en créant ce récit qui est très réaliste et ainsi exorciser ses démons.

J’ai beaucoup apprécié cette bande-dessinnée, même si je doute qu’elle ait aidé qui se soit à accepter son corps en surpoids.

90 pages
DIANTRE !ÉDITIONS (04/03/2010)

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Elle est grosse, très grosse, et entretient depuis toujours des rapports existentiels avec son gras. Elle croque avec un humour à double tranchant sa lutte contre ses bourrelets, les orgies de barres diététiques, et le regard d’autrui. Source de bien-être zygomatique, cette BD couvre 100% des apports journaliers recommandés en matière drôle… Histoire de ne pas laisser le lecteur sur sa faim!

L’échelle de Richter – Luc Desportes – Raphaël Frydman

L'échelle de Richter

 

Cette bande-dessinnée au format inhabituel à des dessins en noir et blanc et un graphisme très simple qui colle parfaitement à l’ambiance très noire de cette histoire.

L’histoire est divisée en plusieurs parties, chacune d’elles nous faisant découvrir un personnage principal.

Il y a Hassan, un sans papier qui travaille au noir. Ruben, ancien rappeur sur le déclin qui vent des machines à laver dans un magasin d’électroménager, qui va peu à peu vivre une longue descente aux enfers. Karl, croupier, dont on vient de retrouver la fille assassinée dans un hôtel qui va chercher à savoir qui a bien pu faire ça et pourquoi.

Une brochette de personnages, tous très différents, mais torturés par une vie qu’ils estiment en dessous de ce qu’ils imaginaient. Ils sont criants de vérité. 

Une palette de la société actuelle, allant du brillant chirurgien respecté, qui est très loin d’être parfait, du flic qui s’occupe de sa mère, du père de famille qui rêve d’une vie meilleure, d’une actrice qui rêve de gloire… Leur seul point commun : le corps de la jeune fille retrouvée dans l’hôtel.

J’ai dévoré ce roman très noir, un coup de cœur, tout est parfait, les dessins, l’atmosphère, l’histoire ! Un énorme Bravo !

496 pages
GALLIMARD BD (08/09/2021)

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À Paris, au coeur de la nuit, une jeune femme est retrouvée morte dans sa chambre d’hôtel. Autour de ce décès aussi sordide que mystérieux, un faisceau d’indices, et une enquête criminelle où se télescopent petites frappes, star du rap, sans papier, médecin, comédienne, flic à la dérive… Tous sont impliqués, de près ou de loin. Morceaux de vies et fragments d’intimité s’imbriquent et se répondent, semblant jouer en réseau à proximité de l’horreur. Une plongée en eaux troubles.

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