Mon Gras et moi – Gally

Dès la première page, on se dit chouette, tout est rose, ça va être une ambiance bien girly… Bas pas trop en fait.

On découvre une jeune femme bien en chaire, taille 50, qui nous raconte ses déboires de jeune femme en surpoids. La réalité d’un “gros” en somme.

Tout y passe. En commençant pas l’effet drogue dure qu’à la nourriture sur elle : elle est triste, elle mange, elle est frustrée, elle mange, elle est stressée, elle mange, elle est énervée, elle mange, elle s’ennuie, elle mange.

N’oublions pas que la nourriture est également vue comme un moment de pure convivialité (comme l’alcool d’ailleurs) : les amis ce week-end, on se fait une bonne bouffe !

Il y a également énormément de frustration dans ce récit, on sent le vécu.

Elle décrit également avec beaucoup d’humour le regard des autres, face à son surpoids, les régimes à répétitions, le côté médical de la maladie, car oui, le surpoids est une maladie.

L’auteur a certainement voulu faire une mini-thérapie en créant ce récit qui est très réaliste et ainsi exorciser ses démons.

J’ai beaucoup apprécié cette bande-dessinnée, même si je doute qu’elle ait aidé qui se soit à accepter son corps en surpoids.

90 pages
DIANTRE !ÉDITIONS (04/03/2010)

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Elle est grosse, très grosse, et entretient depuis toujours des rapports existentiels avec son gras. Elle croque avec un humour à double tranchant sa lutte contre ses bourrelets, les orgies de barres diététiques, et le regard d’autrui. Source de bien-être zygomatique, cette BD couvre 100% des apports journaliers recommandés en matière drôle… Histoire de ne pas laisser le lecteur sur sa faim!

Au coeur de la vague – Patrick Chappatte

Cette bande-dessinée est le journal de bord du journaliste Patrick Chappatte.

Sous forme de revue de presse, le journaliste nous présente des dessins parus dans la presse (canard enchaîné et autres) depuis le début de la pandémie.

On découvre de façon humoristique l’évolution de la pandémie, petit à petit le regard des gens changeant face à l’évolution imprévisible de celle-ci qui d’un simple syndrome grippal devient une pandémie.

Même si le journaliste se concentre sur la ville de Genève dans cet ouvrage, on découvre tout de même les mesures que prend le monde entier face à cette pandémie, celles-ci évoluant en même temps que le virus.

Certaines dates nous marqueront tous à vie, l’annonce du confinement le 12 mars, 16 mars début de celui-ci et de la “guerre” contre le virus.

Il y aussi des scènes bien drôles : la course au papier toilette !

En tournant les pages, j’ai eu la sensation de revivre l’année qui vient de s’écouler. Chacun pouvant se retrouver dans cette bande-dessinée.

Un coup de cœur tant pour ses dessins, le texte, le ton et mots employés. Pour moi, tout est parfait. Une bande-dessinée à type de livre mémoire de l’humanité, à faire découvrir aux futures générations.

124 pages
Éditeur : LES ARÈNES (04/11/2020)

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De mars à août 2020, Chappatte a tenu un journal dessiné de l’épidémie de Covid-19. Urgentistes, épidémiologistes, personnel soignant et personnel de service en sont les principaux protagonistes. Le dessinateur porte un regard sincère et poignant sur ces « combattants » de l’ombre.
Si l’histoire se déroule à Genève, sa portée humaine est universelle. C’est aussi un hommage aux malades et à leurs proches. Les dessins de presse de Chappatte parus pendant la crise complètent avec humour le récit. Au cœur de la vague nous fait revivre une période inouïe de notre histoire.

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