Mauvais genre – Isabelle Villain

1993 : Hugo, 12 ans adore sa maman Coralie. C’est un garçon à part qui n’a pas d’ami. Tous les 2 vivent dans la peur constante d’être pris à parti par Sébastien père d’Hugo, et mari de Coralie. Jusqu’au jour ou tout bascule.

23 ans plus tard : Angélique, séduisante dentiste, est retrouvée assassinée dans son appartement. Tout laisse supposer que celle-ci connaissait son meurtrier. Très vite, on découvre des coupables parfaits en apprenant le terrible secret qu’Angélique cachait.

Rebecca de Lost, chargée de l’enquête, sous ses airs de dure à cuire essai tant bien que mal de gérer sa relation complexe avec Tom, policier comme elle, en effet, celui-ci est marié et n’a toujours pas quitté son épouse, malgré l’inexistence de sentiment entre les deux depuis plusieurs années.

Voilà que Rébecca doit faire face à de vieux démons, avec la découverte d’un nouveau corps, elle revoit éclater au grand jour une de ses anciennes affaires. Et si une grave erreur avait été commise il y a quelques années, mettant un innocent en prison ?

Deux enquêtes dans un seul roman, celles-ci s’enchaînant à la perfection, avec justesse nous permettant aisément de suivre ces deux affaires sans aucun souci. Le rythme est soutenu, les personnages attachants et De Lost parfaite dans son rôle de flic humaine qui n’est pas parfaite !

Éditeur : TAURNADA ÉDITIONS (15/11/2018)

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Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.
Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passé au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

Rebecca de Lost :
1- Peine capitale
2 – Âmes battues
3 – Mauvais genre
4 – Blessures invisibles

Les démoniaques – Mattias Köping

2012 : Kimy, 15 ans est violée par son père, son oncle, et des amis de ceux-ci. Premières pages, dures et percutantes. On est directement plongé dans l’ambiance du livre.

Septembre 2015 : Kimy a 18 ans est vit dans un petit village, Viaduc sur Bauge. Bienvenu en enfer !

Elle y vit avec son père  Jacky Mauchrétien, “l’ours”, un  être abject, trafiquant en tous genre, propriétaire d’établissement de nuit et exploitant forestier. Tueur, violeur, proxénète, vous serait d’accord avec moi, l’homme parfait, il nous vend du rêve ! Elle n’a qu’une obsession, se venger de ceux qui lui on fait du mal !

On découvre que l’enfer est sur terre et qu’il se trouve dans ce petit village ! Là, vivent tranquillement des monstres, qui corrompent, abîmes leur entourage. Ils n’ont aucune morale, et ont la joie de posséder tous les vices possibles et inimaginables existant sur terre.

Un livre violent, percutant. L’auteur ne nous épargne pas, en n’omettant aucun détail des sévices infligés aux victimes. 

Mais quelle claque on prend en lisant ce roman. On plonge très vite dans l’horreur, la violence et surtout dans ce qu’il existe de plus noir et sale chez l’homme, un monde où la pitié n’existe pas et n’a surtout pas sa place. 

Un coup de cœur absolu pour ce livre de dingue. Âmes sensibles s’abstenir.

Éditeur : RING (06/10/2016)

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Drogue, esclavage sexuel, meurtres, corruption, pédophilie… Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.
Depuis la Souille, sa datcha située au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer. Père incestueux et proxénète aux méthodes cruelles, l’ancien para ne recule devant aucune horreur pour étendre son empire criminel.
Sa fille, dealeuse et prostituée de force, trouvera un soutien inattendu auprès d’un paisible et solitaire professeur. Elle n’aura dès lors qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance, car si personne ne se souvient de son visage, le monde n’oubliera pas sa colère.

Köping prend le lecteur à la gorge et ne le lâche plus, jouant sur tous les codes du noir : infiltration, horreur, polar…
Les Démoniaques est un livre où l’on crie, pleure, et saigne aussi. Une onde de choc étourdissante qui fait figure d’événement dans la scène du roman noir français.

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