Mon ombre assassine – Estelle Tharreau

Dès le début ce livre m’a intrigué, d’abord par sa superbe couverture, puis pas son résumé. Ensuite, par le début du livre qui commence par des extraits sur l’étude des femmes tueuses en séries.

Nadège Solignac, institutrice est accusée du meurtre d’un policier de 38 ans .

A travers son récit, on découvre que dès son plus jeune âge, elle s’est isolée des autres, démontrant une asociabilité et psychopathie inimaginable .

Elle a vécu une enfance bien particulière. Issue d’une grossesse non désirée, d’une mère souffrant de dépression post-partum jamais guérie, un père artisan et un frère aîné absents, une petite soeur lourdement handicapée, ils vivent en marge de la société complètement isolée du reste du monde.

A 8 ans, la mère de Nadège se suicide sous ses yeux, celle-ci la regardera mourir froidement, avec un certain plaisir, ne faisant rien pour la sauver. A partir de ce moment là elle sera livrée à elle-même se débrouillant quasiment seule pour tout.

La construction de ce roman est bien conçue, enchaînant les récits de Nadège avec les diverses interventions des autres protagonistes sous forme d’interrogatoire ou d’interview.

Un roman addictif qui se lit d’une traite et vous glace le sang . Ou, comment une personne bien sous tout rapport, peut être le Diable incarné, une psychopathe sans aucun état d’âme, qui tue juste pour le plaisir de voir les autres souffrir.

Ce livre est une bombe, l’auteur a créé un personnage froid, sadique, menteur, se nourrissant de la douleur des autres, comme de celle qu’elle peut infliger.

Un énorme coup de coeur pour ce roman.

Éditeur : TAURNADA ÉDITIONS (17/01/2019)

Nombre de pages : 258

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En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession.
Celle d’une enfant ignorée, seule avec ses peurs.
Celle d’une femme manipulatrice et cynique.
Celle d’une tueuse en série froide et méthodique.
Un être polymorphe.
Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir.
Une ombre. Une ombre assassine.

Texto – Dmitry Glukhovsky

Ilya, 27 ans, rentre à Moscou après 7 ans passé dans un camp pénitentiaire en Sibérie.

Victime d’un complot de la part d’un policier véreux, promis à un brillant avenir, il a tout perdu, n’a pas fini ses études de littératures et sa petite amie l’a quitté durant son incarcération. Il n’a pourtant pas de désir de vengeance. Il souhaite juste retrouver sa mère, et recommencer une nouvelle vie.

Mais tout change quand il découvre que sa mère est décédée 2 jours avant sa libération.

Il décide de retrouver Piotr Yurievitcj Khazine, le policier qui l’a fait incarcérer injustement. Pendant qu’il croupissait en prison, le policier vivait tranquillement montant allègrement les échelons de la hiérarchie en affichant sa réussite sociale en public sur les réseaux sociaux.

En s’emparant de son téléphone, Ilya découvre une grande partie de sa vie, sa relation amoureuse avec Nina, ses trafics, les relations qu’il entretenait avec ses amis, collègues et ses parents. Il rentre peu à peu dans la vie de Piotr, vit sa vie par procuration comme s’il rattrapait les 7 années qu’il a perdues en prison. On se demande comment quelqu’un d’un minimum intelligent peut accumuler autant de données personnelles dans un si petit objet facile à dérober.

Un livre noir, avec un personnage principal qui sombre dans la noirceur juste parce-qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment et que par amour il était prêt à affronter toutes les injustices. Cet homme avait tout pour être heureux.  Ce livre m’a glacé d”effroi, choqué, en effet à tout moment chacun de nous peut tout perdre juste car il aura fait un mauvais choix, aura était au mauvais endroit, aura rencontré la mauvaise personne…

Un livre qui ne vous laissera pas indifférent, vous plongeant tête la première dans un Moscou sombre, ou la corruption règne en toute impunité, et où l’argent, la drogue et la violence détruisent tout sur leur passage !

Éditeur : L’ATALANTE (24/01/2019)
Nombre de pages : 400

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Il est des gens qui laissent une trace derrière eux, et il y a ceux dont il ne reste rien.

Le smartphone sait tout de nous : notre quotidien, nos vices, nos amours, nos espoirs, nos secrets inavouables. Mon smartphone est moi. Si quelqu’un s’en empare, il devient moi aux yeux de tous. Le temps que l’imposture soit découverte, il est trop tard. Pour tout le monde.

Haletant, sombre, émouvant et engagé, le nouveau roman d’un des prodiges de la nouvelle génération d’écrivains russes

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