Les refuges – Jérôme Loubry

De nos jours, François Villemain, professeur à la faculté de Tours, donne un cours et raconte l’histoire de Sandrine qu’il appellera : “Le refuge de Sandrine“.

1949 : une jeune femme découvre des corps flottants dans la mer.

1986 : Sandrine Vaudrier, journaliste en Normandie, apprend que sa grand-mère maternelle, Suzie, qu’elle ne connaît pas, vient de décéder et de lui léguer tous ses biens.

1949 : un camp de vacances vient d’ouvrir sur une petite île loin de tout. Suzie, la gouvernante, fait la connaissance de Françoise, gouvernante ; Maurice le jardinier, Claude le médecin, Simon, l’homme d’entretien et Victor le cuisinier. Ils espèrent trouver ici un “refuge” et commencer une nouvelle vie après les horreurs de la Seconde Guerre mondiale et aider des enfants traumatisés par la guerre, à oublier tout, le temps de leur présence sur l’île.

1986 : Sandrine se rend sur l’île où a vécu sa grand-mère, devenue une réserve naturelle pour oiseaux marins, il n’y reste que 4 habitants sur l’île : Maurice, Françoise, Victor et Claude. Simon et Paul, s’occupent de l’intendance de l’île et n’y restent que ponctuellement.

Dès l’arrivée de Sandrine sur l’île, on se sent pris au piège comme si le “Roi des Aulnes” nous observer, créature mythique qui effraie les habitants de l’île.

Je ne sais pas par où commencer tellement il y a à dire sur ce roman, et surtout sans rien spolié.

Ce roman est divisé en 3 parties bien distinctes, comme si nous lisions 3 romans différents, se déroulant entre 1949 et 1986 qui se rejoignent pour une fin grandiose. L’auteur ne nous épargne à aucun moment, en nous donnant les détails de l’horreur qu’a vécu Sandrine.

Dans ce thriller psychologique, l’auteur va loin dans l’étude de la complexité du cerveau humain et de ses moyens de défense contre la douleur. À travers l’histoire de Sandrine, on découvre de quoi est capable le cerveau humain pour créer des barrières contre l’extérieur. Je n’ai jamais rien lu de tel.

La complexité de son roman n’est pas sans me rappeler la plume de Franck Thilliez, et l’enfermement sur l’île, l’étouffement que l’on ressent en lisant le roman les 10 petits nègres d’Agatha Christie. Un énorme coup de cœur pour se roman hors norme, qui ose sortir des sentiers battues pour nous présenter un roman exceptionnel, avec des détails hallucinant, une trame géniale, des personnages attachants que l’on a envie d’aider. Bravo à Jérôme Loubry !

Éditeur : CALMANN-LÉVY (04/09/2019)

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Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?
Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…

« Aussi effroyable qu’émouvante, une histoire redoutable
à lire d’une traite jusqu’au dénouement détonnant. »
Pépita Sonatine, Librairie Lacoste, Mont-de-Marsan

« Encore une intrique surprenante et maîtrisée, à lire aveuglément »
Stéphanie et Maelle, Librairie Thuard, Le Mans

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