Mon Gras et moi – Gally

Dès la première page, on se dit chouette, tout est rose, ça va être une ambiance bien girly… Bas pas trop en fait.

On découvre une jeune femme bien en chaire, taille 50, qui nous raconte ses déboires de jeune femme en surpoids. La réalité d’un “gros” en somme.

Tout y passe. En commençant pas l’effet drogue dure qu’à la nourriture sur elle : elle est triste, elle mange, elle est frustrée, elle mange, elle est stressée, elle mange, elle est énervée, elle mange, elle s’ennuie, elle mange.

N’oublions pas que la nourriture est également vue comme un moment de pure convivialité (comme l’alcool d’ailleurs) : les amis ce week-end, on se fait une bonne bouffe !

Il y a également énormément de frustration dans ce récit, on sent le vécu.

Elle décrit également avec beaucoup d’humour le regard des autres, face à son surpoids, les régimes à répétitions, le côté médical de la maladie, car oui, le surpoids est une maladie.

L’auteur a certainement voulu faire une mini-thérapie en créant ce récit qui est très réaliste et ainsi exorciser ses démons.

J’ai beaucoup apprécié cette bande-dessinnée, même si je doute qu’elle ait aidé qui se soit à accepter son corps en surpoids.

90 pages
DIANTRE !ÉDITIONS (04/03/2010)

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Elle est grosse, très grosse, et entretient depuis toujours des rapports existentiels avec son gras. Elle croque avec un humour à double tranchant sa lutte contre ses bourrelets, les orgies de barres diététiques, et le regard d’autrui. Source de bien-être zygomatique, cette BD couvre 100% des apports journaliers recommandés en matière drôle… Histoire de ne pas laisser le lecteur sur sa faim!

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