Mon ombre assassine – Estelle Tharreau

Dès le début ce livre m’a intrigué, d’abord par sa superbe couverture, puis pas son résumé. Ensuite, par le début du livre qui commence par des extraits sur l’étude des femmes tueuses en séries.

Nadège Solignac, institutrice est accusée du meurtre d’un policier de 38 ans .

A travers son récit, on découvre que dès son plus jeune âge, elle s’est isolée des autres, démontrant une asociabilité et psychopathie inimaginable .

Elle a vécu une enfance bien particulière. Issue d’une grossesse non désirée, d’une mère souffrant de dépression post-partum jamais guérie, un père artisan et un frère aîné absents, une petite soeur lourdement handicapée, ils vivent en marge de la société complètement isolée du reste du monde.

A 8 ans, la mère de Nadège se suicide sous ses yeux, celle-ci la regardera mourir froidement, avec un certain plaisir, ne faisant rien pour la sauver. A partir de ce moment là elle sera livrée à elle-même se débrouillant quasiment seule pour tout.

La construction de ce roman est bien conçue, enchaînant les récits de Nadège avec les diverses interventions des autres protagonistes sous forme d’interrogatoire ou d’interview.

Un roman addictif qui se lit d’une traite et vous glace le sang . Ou, comment une personne bien sous tout rapport, peut être le Diable incarné, une psychopathe sans aucun état d’âme, qui tue juste pour le plaisir de voir les autres souffrir.

Ce livre est une bombe, l’auteur a créé un personnage froid, sadique, menteur, se nourrissant de la douleur des autres, comme de celle qu’elle peut infliger.

Un énorme coup de coeur pour ce roman.

Éditeur : TAURNADA ÉDITIONS (17/01/2019)

Nombre de pages : 258

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En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession.
Celle d’une enfant ignorée, seule avec ses peurs.
Celle d’une femme manipulatrice et cynique.
Celle d’une tueuse en série froide et méthodique.
Un être polymorphe.
Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir.
Une ombre. Une ombre assassine.

Crimes et fantômes de noël – Collectif

Pour une fois je vais faire très court, car malgré mon grand enthousiasme je n’ai pas réussi à finir ce recueil de nouvelles.

Malgré la préface très encourageante de Jean-Pierre Croquet et de nouvelles écrites par des auteurs de grande notoriété, je n’ai pas réussi à m’imprégner de l’ambiance très particulière de ces nouvelles, j’ai abandonné après la lecture de 3 nouvelles. Je pense que ce genre n’est pas pour moi tout simplement, les histoires étant très courtes je n’arrive pas à rentrer dans l’ambiance de l’histoire et quand, enfin j’y parvient, la nouvelle s’achève.

Éditeur : L’ARCHIPEL (28/11/2018)

Nombre de pages : 295

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Convier spectres et assassins au traditionnel festin de Noël ? Se réunir autour du pied du sapin pour entendre une histoire à dresser les cheveux sur la tête ? Pourquoi donc mêler, à ces moments de bonheur familial, tant de récits effrayants ?
C’est un fait, depuis Charles Dickens, le conte horrifique de Noël est devenu presque aussi rituel que la bûche et les cadeaux. Il traduit la noirceur des nuits les plus longues de l’année, traversées de vents hurleurs que les ombres projetées par les flammes dans l’âtre rendent plus inquiétantes encore… Il est si bon de se faire peur, au coin d’un feu de bois !
Composée par Jean-Pierre Croquet, romancier et spécialiste de littérature fantastique, cette anthologie rassemble douze histoires angoissantes signées Charles Dickens, Arthur Conan Doyle, Erckmann-Chatrian, Robert Louis Stevenson, Sheridan Le Fanu, Gaston Leroux ou Thomas Hardy. D’autres nouvelles criminelles, issues de la plume de Saki, W.W. Jacobs ou Edith Nesbit, constituent d’agréables découvertes.