Et tout sera silence – Michel Moatti

Lynn Dunsday – Tome 2

Lynn Dunsday, 33 ans, web-reporter pour le bumper ,média en ligne, vit avec Andy Folsom inspecteur à Scotland-Yard. Celui-ci est face à un crime atroce, une jeune prostituée, polonaise, est retrouvée, assassinée, dans un bar, tuée à coups de tournevis. On est d’entrée de jeu mis dans l’ambiance, en effet, c’est la propre victime qui raconte son crime.

Pologne, de nos jours.

Des jeunes femmes, rêvant d’une vie meilleure, accepte de partir pour l’Europe où on leur promet à l’issue d’un stage non rémunéré d’intégrer les meilleurs hôtels du monde, ou des instituts de beauté. Le rêve, va très rapidement, devenir un cauchemar. En tant que lecteur, on comprend vite ce qui va arriver, on a envie de leur crier de s’enfuir….

On découvre avec beaucoup de détails, l’horreur de la traite des blanches. L’humiliation, la torture, les sévices sexuels qu’elles, ou ils,  subissent  au quotidien. On espère que, ce que décrit Michel Moatti, reste du domaine de la fiction, mais en avançant dans notre lecture, avec tristesse, on  comprend que l’humain est prêt à tout pour avoir du pouvoir et de l’argent mais aussi pour assouvir le moindre des ses fantasmes, avouable, dégradant, dépravant ou non, peu lui importe les conséquences de ses actes. Cette histoire reste un roman, mais un roman avec des bases venant d’une triste réalité.

Que j’ai aimé, adoré, cette lecture, une histoire à cent à l’heure sans temps mort. Lynn est parfaite, humaine, avec ses faiblesses, ses peurs, son empathie face au drame des autres. Les articles qu’elle écrit sont humains, justes.

Quelle belle découverte que cet auteur. Une magnifique carrière l’attend, tellement son talent est énorme !  Un vrai coup de coeur <3 .

Éditeur : HC EDITIONS (06/06/2019)

**********************************************

Une nouvelle enquête de la Web-reporter Lynn Dunsday découverte dans Tu n’auras pas peur (Prix polar Cognac 2017)

Des femmes sont recrutées au fin fond de l’Europe par des organisations criminelles dont la violence est sans limite. L’une d’elle est retrouvée assassinée en Angleterre après avoir été au centre d’un scandale qui a éclaboussé un des plus hauts pairs du Royaume.
La police, les médias et les réseaux sociaux se jettent alors sur l’affaire dans la plus grande confusion… Lynn Dunsday, Web-reporter à la plume unique et aux méthodes expéditives, cherche à mettre un peu d’ordre dans tout ça, avec pour seul indice le Polaroid sinistre de deux ados disparus.

Lauréat du prix du Polar de Cognac 2017 avec
Tu n’auras pas peur.

Vengeances tardives – Francis Schull

Léopoldine habite en Alsace le petit village d’Oberwihrheim, où elle est postière.

Son petit train train quotidien bascule le jour où elle découvre le cadavre de Joseph Weberlé, adjoint au maire du village, vigneron et magouilleur à ses heures perdus…

Ne faisant pas confiance à la gendarmerie du coin et voulant pimenter sa vie de vieille fille, elle décide de mener l’enquête, tel Miss Marple son idole.

Grâce à son métier de postière, et à son goût certain pour les commérages, elle connaît tout le monde et est au courant de tout ce qui se passe aux alentours.

L’écriture de ce roman et simple, sans fioriture inutile, le langage utilisé est d’actualité. Les personnages sont drôles, attachants, criant de vérité, la caricature de Joséphine, la mère de Léopoldine, est juste drôle, tellement elle reflète la réalité des maisons de retraite et de leurs résidents insupportables et acariâtres, je sais, ils ne sont pas tous comme ça, mais bon une grande majorité tout de même.  Léopoldine est juste parfaite, je détesterai l’avoir comme voisine, elle est le symbole parfait de la commère qui espionne ses voisins lol.

J’ai lu ce roman d’une traite, je me suis régalée, je n’ai aucun défaut à lui pointer, j’ai réussi à me détendre, à rire, merci  et bravo à l’auteur !

Éditeur : CITY EDITIONS (02/05/2019)

***************************************************

Léopoldine, la postière d’Oberwihrheim, découvre en faisant ses dévotions à la Vierge, un cadavre dans le confessionnal de l’église. C’est celui du maire adjoint, tué d’un grand coup sur le crâne. L’homme était aussi un important vigneron de ce village, fleuron de la route des vins d’Alsace. Émule de miss Marple, grenouille de bénitier et quinquagénaire excentrique, Léopoldine se met en tête de découvrir le meurtrier avant le gendarme chargé de l’enquête. Il faut bien reconnaître que l’homme n’est pas un cador ébouriffant d’efficacité… Dans ce village animé par des guerres viticoles sans merci, des ragots tous azimuts et de vilains petits secrets de voisinage, l’enquête s’annonce épineuse. Sans compter qu’un mystérieux corbeau vient semer la zizanie. C’est sûr, Léopoldine a du pain sur la planche… et un petit verre de blanc sur la table !

%d blogueurs aiment cette page :