Enquête·Réceptions

L’affaire Dupont De Ligonnès – La secte et l’assassin de Guy Hugnet

Le 21 avril 2011, des policiers font une macabre découverte, 5 corps enfouis sous la terrasse du jardin d’un pavillon à Nantes. il s’agit d’Agnès Dupont De Ligonnès et de ses 4 enfants.

De suite une question se pose : où est le père de famille Xavier Dupont De Ligonnès ?

Je pense que tout le monde en France  a entendu parler à un moment ou un autre de cette sordide histoire qui a hantée les journaux durant plusieurs semaines. On se pose surtout la question est-ce vraiment Xavier qui a commit cet horrible crime ? Comment un mari, un père, décrit comme tous par un mari et un père aimant, aurait t’il  pus commettre cet acte ? Un coup de folie ? Mais surtout et si ce n’était pas lui ?

A travers une enquête très sérieuse et bien mené, le journaliste @Guy Hugnet, nous fait découvrir une face cachée de Xavier.

Il nous décrit un être froid ( après les avoir tué, il ira jusque dans les appartements étudiant de ses 2 fils et se débarrassera de leurs affaires).

L’auteur remonte le temps, retraçant la jeunesse de Xavier, sa rencontre avec Agnès, pouvant expliquer ses actes. On y découvre une enfance au milieu d’une secte, avec une mère qui s’est autoproclamée Papesse, qui dit recevoir des messages de Dieu, un être complètement illuminé. Mais aussi une Agnès éperdument amoureuse, prêt à tous les sacrifices pour Xavier (grâce à ses participations à des discussions sur doctissimo par exemple on découvre une Agnès fragile, complètement dépassée, ne faisant rien ou très peu pour améliorer son quotidien).

Plus tard Xavier dira avoir perdu la foi (là encore l’auteur s’appuie sur plusieurs courriers de Xavier et Agnès pour nous décrire les faits), peut être était t’il au final juste un psychopathe qui s’ignorait ?

Dans cette enquête je trouve dommage que la part religieuse soit si trop importante, il y a trop de descriptions religieuses, d’extraits de textes religieux, à mon sens inutils car dès le début on comprend bien la place important qu’avait celle-ci pour Xavier Dupont De Ligonnès ,même après sa soit disant perte de foie (il continuait à fréquenter  et participer assidûment aux forums religieux sur internet).

A la fin du roman le journaliste nous donne sa version des derniers jours de Xavier comme l’hypothétique lieu ou se trouve le corps de celui-ci….à chacun d’y croire ou non.

Une enquête brillamment menée s’appuyant sur des courriers, échanges de mails et participations à des forums de Xavier et Agnès Dupont De Ligonnès.

Éditeur : L’ARCHIPEL (02/05/2018)
Nombre de pages : 256

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On croyait tout savoir sur l’affaire Dupont de Ligonnès. Tout, sauf l’essentiel : qu’est-il advenu de l’auteur présumé du quintuple assassinat de Nantes ?
C’était le 21 avril 2011 : la police découvrait cinq corps enfouis sous la terrasse d’un jardin, chacun accompagné pour son dernier voyage d’une figurine religieuse. Or cette « clé » symbolique n’a été que très peu exploitée. Elle permet pourtant de déchiffrer cette affaire criminelle hors norme.
Xavier Dupont de Ligonnès grandit dans la magie des miracles et des apparitions, auprès d’une mère – papesse autoproclamée d’une Église apocalyptique – engagée dans un combat obsessionnel contre Satan. Jusqu’à l’âge de 35 ans, il se croit un « Élu » de Dieu. Puis, brutalement, il perd la foi. « La pire désillusion », écrira-t-il. Dès lors, tel Lucifer, l’ange déchu, il entame une longue descente aux enfers qui se conclura par une effroyable tragédie familiale.
Menée sur six années et s’appuyant sur des documents inédits – notamment les écrits de la mère –, cette enquête suit, tel un profiler, l’errance mentale d’un psychopathe hanté par la question religieuse. Guy Hugnet s’est rendu à Roquebrune-sur-Argens, sur les lieux de la disparition de «XDDL». Après avoir reconstitué l’itinéraire probable du fugitif, il indique le lieu, jamais exploré par les enquêteurs, où son corps pourrait être retrouvé

Enquête

La revanche de la guillotine- L’affaire Carrein de Luc Briand

 

 

Introduction : 23/06/1977 – Maison d’arrêt de Douai-Cuincy
Jérôme Carrein, 36 ans,  père de 5 enfants est décapité via une guillotine pour l’enlèvement et le meurtre de Cathy Petit, fillette de 10 ans. Meurtre commis le 27/10/1975 à Palluel dans le Pas-de-calais. C’est la dernière personne de nationalité français à avoir été guillotinée.

A travers divers témoignages, l’auteur nous fait découvrir l’histoire de Carrein depuis son enfance, afin de “d’essayer” de comprendre ce qui a pu pousser cet homme à commettre ce terrible acte.

Il nous fait découvrir également l’histoire de la peine de mort en France mais aussi dans divers pays du monde.

Il décrit avec brio une époque pas si lointaine que ça mais tellement différente. Un après-guerre sans chômage, où l’alcool est banalisé, les dommages que celui-ci peut causer sont peu ou pas du tout évoqué. Une époque qui change doucement où l’opulence laisse la place au début du chômage et la misère que celui-ci engendre.

Ce roman ma laissé un peu perplexe. Comme si l’auteur voulait à tout

pris trouver des excuses à Carrein, le faisant passer pour victime des médias, du peuple et de la justice, banalisant son atroce crime. Personnellement je ne lui trouve aucune excuse, il a tué la petite Cathy en tout état de conscience froidement et j’irais jusqu’à dire qu’il a préparé son crime.

Avis mitigé pour ce roman

Éditeur : PLEIN JOUR (19/01/2018)
Nombre de pages :176

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Le 27 octobre 1975, un homme, Jérôme Carrein, tue Cathy Petit, 10 ans, au bord des marais d’Arleux, dans le Nord-Pas-de-Calais. Trois mois plus tard, un autre homme, Patrick Henry, assassine cyniquement Philippe Bertrand, 7 ans. Le second échappera à la guillotine quinze jours avant que le premier soit condamné à mort ; il sera défendu par Robert Badinter et son procès, devenu celui de la peine de mort, tiendra la France en haleine. Jérôme Carrein, lui, n’intéressera personne, sauf des magistrats qui prendront à ses dépens leur revanche sur le procès Henry – la revanche de la guillotine.
Luc Briand revient sur cette affaire, sur Jérôme Carrein que tout le monde a oublié, sur le pays minier qui, déjà, n’était peut-être pas ce que la France voulait voir d’elle-même, sur cette marche vers la mort d’un homme au destin jalonné d’abandons et de fatalité sociale, sur sa quasi-rédemption en prison. Il rencontre tous les personnages de l’affaire, les témoins de sa dernière heure, jusqu’au fils du bourreau qui assistait son père lors de son exécution.
Le dossier Carrein, raconte-t-il, tient en vingt pages, vingt pages qui résument l’intégralité de la vie d’un homme, et ont suffi à décider de sa mort ; vingt pages d’histoire broyée parce que la vie soudain valait moins que les symboles qu’on voulait en tirer.