L’enfant étoile – Katrine Engberg

Julie est retrouvée morte dans son appartement. Son visage a été tailladé telle une œuvre d’art.

Étrangement, cet assassinat n’est pas sans rappeler l’histoire qu’écrit Esther, la propriétaire de l’immeuble.

Les inspecteurs Jeppe et Annette doivent élucider ce meurtre, et pour cela, ils doivent comprendre qui était Julie et quel point commun elle peut avoir avec Esther, pour que le meurtrier ait reproduit son histoire.
Jeppe, tout juste divorcé est en pleine dépression et les relations avec Annette sont loin d’être celle d’une belle amitié, il ne pourra pas compter sur son soutien.

Je suis assez perplexe en fermant ce roman. Il avait vraiment tout pour me plaire, un flic torturé, des victimes pas si parfait que ça, des pistes qui ne mènent à rien. Mais je me suis ennuyée du début à la fin, une enquête qui piétine et traîne en longueur, des descriptions en veux-tu en voilà. J’avais vraiment hâte qu’il se termine. Il était pourtant si prometteur. Mais voilà, malgré une histoire intéressante, j’ai trouvé que la partie psychologique des personnages n’étaient pas du tout exploitée. J’aurais pu m’attacher à Jeppe, mais l’auteure ne décrit pas assez sa vie personnelle, se contentant de le faire avancer dans l’enquête avec tristesse. D’Annette, on ne sera absolument rien du tout.

Il plaira sûrement à un grand nombre, mais voilà ce n’est pas mon type de lecture.

416 pages
Éditeur : FLEUVE EDITIONS (07/01/2021)

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En plein centre-ville de Copenhague, une jeune étudiante est retrouvée dans son appartement sauvagement assassinée, le visage marqué par d’étranges entailles. L’inspecteur Jeppe Korner et son équipière Annette Werner, chargés de l’affaire, découvrent rapidement que le passé de la victime contient de lourds secrets. Quant à la propriétaire de l’immeuble et également voisine, Esther, elle est en train d’écrire un roman qui relate dans les moindres détails le déroulement du meurtre.
Simple coïncidence ou plan machiavélique ?
Commence alors pour Jeppe et Annette une plongée au cœur d’une ville dans laquelle les apparences sont mortelles.

L’écho des promesses – Melanie Levensohn

1982- Montréal Jacobina est au chevet de son père, Lica, mourant. Sur son lit de mort, celui-ci lui apprend qu’il a une demi-sœur, Judith, issue d’une première union. Il l’a abandonné à Paris, avec sa mère, celle-ci refusant de le rejoindre en Roumanie, où il s’était installait, avant de partir au Canada avec sa nouvelle famille, fuyant la montée du nazisme, la haine des Juifs, et la Seconde Guerre mondiale, toute proche. 

2006- Washington – Béatrice, la quarantaine, parisienne, est attachée de presse pour la banque mondiale. Un poste à hautes responsabilités et très bien payé. Un métier qu’elle adore, mais, voilà tout se complique, quand Mickaël, son Chef la prend en grippe, trouvant à redire sur tout ce qu’elle fait. Elle est en état de stress constant et va travailler la boule au ventre.

1940 – Paris – Judith, jeune étudiante juive, travaille dans la bibliothèque de la Sorbonne afin de financer ses études. Depuis le départ de son père Lica pour la Roumanie, le salaire de sa mère enseignante ne suffit plus. Sa vie va changer quand elle commence à trouver des mots doux, qui lui sont destinés, cachés dans les romans de la bibliothèque.

Le destin de ces trois femmes va se mêler, se croiser, tout au long de ce roman.

L’auteur s’est largement inspiré d’une histoire vraie, qu’elle a romancée afin d’en faire ce magnifique roman.

La relation que la carriériste Béatrice, va nouer avec Jacobina va bouleverser sa vie, lui dévoilant combien elle est malheureuse, lui faisant enfin comprendre que l’argent ne rend pas forcément heureuse et combien la solitude peut être difficilement supportable lors des coups dure de la vie.

Judith et Christian vont vivre un véritable amour sur fond de guerre et occupation. Ils sont touchants et vont faire face à toutes les difficultés avec beaucoup de courage, surtout Judith, qui par la force des choses, va devenir forte et supporter tous les coups dure et injustices de la vie, avec l’appui inconditionnel de Christian, qui malgré l’homophobie de ses parents, va vivre sa relation avec sincérité et exclusivité.

Avec la voix des deux narrateurs principaux, Béatrice au présent et Judith au passé, on découvre un livre au rythme bien soutenu, sans temps mort, des émotions bien décrites nous faisant vibrer à chaque page.

On ne lit pas ce roman pour son suspens, mais pour toutes les émotions qu’il dégage, toute son humanité, un hymne à l’amour, la tolérance, l’entraide. L’auteur nous fait comprendre combien le bonheur est plus important que le confort que peut apporter l’argent.

Un magnifique roman, une belle leçon de vie, un roman tout en légèreté, qui se lit simplement, avec un immense plaisir. 

Vous l’avez compris, je me suis régalée avec cette lecture.

Éditeur : FLEUVE EDITIONS (08/10/2020)

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Paris 1940 : Dans la Ville lumière, sous l’occupation allemande, Christian, le fils d’un banquier est amoureux de Judith, une jeune étudiante juive. Le jeune couple envisage de fuir, mais soudain Judith disparaît sans laisser aucune trace…
Montréal, 1982 : peu avant sa mort, Lica Grunberg confesse à sa fille, Jacobina, qu’elle a une demi-sœur issue d’une relation précédente. Dans les tumultes de la guerre, Lica a cependant perdu tout contact avec sa fille aînée, un abandon qu’il a regretté toute sa vie. Sa dernière volonté : que Jacobina retrouve sa demi-sœur et récrée ce lien que son père a brisé à jamais.
Washington DC, 2006 : Béatrice, la quarantaine, en poste à la banque mondiale, cherche de plus en plus un sens à sa vie. Quand elle rencontre une vieille dame, grâce à une association qui vient en aide aux personnes démunies, elle n’imagine pas combien sa vie va changer. Car elle va être confrontée à une demande particulière : aider à tenir une promesse…

Fondé sur des faites réels, ce roman met en scène trois destins féminins entrecroisés, liés par une promesse, ceux de Judith, à Paris sous l’occupation allemande, de Jacobina dans le Montréal des années 1980 et de Béatrice, à Washington de nos jours. Chacune à leur manière, ces trois personnalités hautes en couleur incarnent les combats de leur époque.

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