Sång – Johana Gustawsson

 

Décembre 1937 – El Paloman, Espagne
Paco, républicain et sa femme Sole attendent avec impatience l’arrivée de leur première enfant. Teresa la soeur de Paco se réjouit également.

Tout bascule quand des phalangistes viennent les arrêter et les emmener de force.

De nos jours
Aliénor, la stagiaire de la profileuse Emily Roy, à la métropolitan police depuis 7 mois, apprend brutalement que ses parents et  sa sœur aînée, ont été assassiner de façon atroce. Elles partent toutes les 2 pour la Suède.

Johana nous emmène avec aisance d’une époque à l’autre,  afin que tous les événements du présent s’encastrent les uns avec les autres pour nous emmener à comprendre d’où vient l’essence du mal, et surtout, à comprendre, pourquoi tous ces crimes ont débuté.

Johana aborde avec justesse et beaucoup de documentations, un pan de l’histoire peu connu de l’Espagne, les tortures infligées par les phalangistes sous le règne de Franco contre tous les opposants au régime en place. On vit avec horreur les souffrances, mutilations, humiliations, dans des conditions d’hygiène déplorables, subies par ces femmes et enfants, enfermés dans des prisons, des couvents, des orphelinats. On se pose la question de comment, est-il possible de se reconstruire après de telles horreurs ?

Elle raconte également, avec beaucoup d’émotion, le parcours du combattant qu’est la Procréation Médicalement Assistée (PMA). La déshumanisation de l’enfantement, la souffrance que ressent un couple face à leur stérilité. On y découvre un monde impitoyable où l’argent et le merchandising prennent une place prépondérante, avec des pratiques très douteuses, alors que la PMA devrait être uniquement un geste d’amour.

Pour résumer, un coup de cœur, un livre génial. J’ai englouti ce roman, impossible à lâcher, je ne pouvais pas m’arrêter. J’ai senti cette histoire au fond de mes tripes, sentie l’émotion me submerger à chaque page. Bien plus qu’un thriller, ce roman est un chef d’œuvre. Merci Johana de mettre tout ton cœur dans l’écriture de chacun de tes romans

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Par l’auteure de Block 46, traduit dans 20 pays.
[Sång] : nom fém. En suédois, signifie « chanson ». En Suède, une famille est massacrée dans sa luxueuse demeure. Ce terrible fait divers rappelle sur ses terres Aliénor Lindbergh, une jeune autiste Asperger récemment entrée comme analyste à Scotland Yard : ce sont ses parents qui ont été assassinés. Avec son amie Alexis Castells, une écrivaine spécialisée dans les crimes en série, la profileuse Emily Roy rejoint sa protégée à Falkenberg, où l’équipe du commissaire Bergström mène l’enquête. Ensemble, elles remontent la piste du tueur jusqu’à la guerre civile espagnole, à la fin des années 1930, lorsque le dictateur Franco réduisit toute résistance au silence, dans le sang.

Emily Roy et Alexis Castells :
1 -Block 46
2- Mör
3- Sång

Mör – Emily Roy et Alexis Castells

C’est avec plaisir que je retrouve le second tome des aventures Emily Roy et Alexis Castells.

En  2015 :
Suède : On retrouve le corps mutilé d’une jeune femme.
Karla Hansen est mise sur l’enquête.
On découvre une enquêtrice attachante, décrite par ses collègues comme une beauté, mariée à l’écrivain Dan, et mère de 2 adorables petites filles.

Londres :
Julianne Belle est kidnappée en sortant de chez elle.

Emily est dépêchée sur l’enquête, très vite elle trouve un lien entre ce kidnapping et des crimes commis entre 2004 et 2005 par Richard Hemfield (interné en hôpital psychiatrique depuis)et le crime commis en Suède.
Elle décide de contacter Alexis pour l’aider, elles partent toutes les 2 pour la Suède

Dans ce roman, on en découvre un peu plus sur le passé d’Alexis

En 1888 
Londres : Jack l’éventreur commence à commettre ses crimes, on les découvre à travers l’histoire de Freda, suédoise fraîchement arrivé à Londres pour y travailler.

L’auteur nous ballade entre la Suède et Londres, entre 1888 et 2015, avec aisance.

Dans ce roman on y retrouve de tout, de l’amour, beaucoup d’humour des personnages attachant nos 2 héroïnes de Block 46, mais aussi Aliénor Lindberg étudiante en droit criminel et psychologie, un génie autiste, que j’adore de suite !

On y découvre aussi un Londres en 1888, ou règne violence et misère sociale, poussant les gens à tous les vices pour s’en sortir.

Il y a également des moments très dure, ou il faut s’accrocher, tellement l’horreur qui vivent certains personnages est bien décrit par l’auteur.

En lisant ce roman, on peut comprendre comment certaine personnes deviennent des psychopathes sans âme…

Johanna a encore réussie à me bluffer avec ce roman, en décrivant des vices cachés inimaginables, avec en plus en histoire parallèle survolant des crimes historiques, ceux de Jack l’éventreur (avec sa multitudes de présumés coupables),  allant de rebondissement en rebondissement jusqu’aux dernières pages, mon Dieu je n’ai rien vu venir, mais comment réussi tu à faire un roman aussi brillant ?

On se rend parfaitement compte du temps de recherche que Johanna à consacrer à l’écrire de ce nouvel opus,   pour que tout soit aussi parfait et réaliste

Encore bravo et merci Johanna encore un sans faute et un gros gros coup de cœur pour moi.
?

Éditeur : BRAGELONNE (15/03/2017)
Nombre de pages : 480 pages

Extraits :
“J’ai entendu le détective Olofsson dire au monsieur à la barbe que tu avais un cerveau aussi gros que les seins de maman. Et les seins de maman sont gros. Beaucoup plus gros que ceux des autres mamans.”

“L’ingestion est la possession ultime. le désir de ne faire qu’un est assouvi, au sens littéral du terme : sa victime devient son festin, elle l’habite”

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Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande.

Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair.
Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation.
Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l’ancien compagnon de l’écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?

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