Toute la violence des hommes – Paul Colize

Nikola Stankovic, 35 ans, Croate, est un graffeur de génie, surnommé le funambule, car il réalise des œuvres gigantesques sur les murs de la ville de Bruxelles.

Il est accusé du meurtre de la jeune Ivanka Tankovic, Croate elle aussi.

Il va être placé temporairement en observation à l’EDS, une institution qui se situe à mi-chemin entre le régime pénitentiaire et la vie en hôpital psychiatrique, afin d’évaluer si oui ou non, il est responsable de ses actes.

Son avocat, Philippe Larivière, s’attache très vite à ce personnage atypique qui parle très peu, ne se dévoile quasiment pas, et ne parle jamais de ce qu’il a pu vivre et voire dans son pays natal. Il ne croit pas en sa culpabilité. Très vite, il sera suivi dans cette voie par Pauline Derval, la froide Directrice de l’institut et de Sébastien aide-soignant, de ce même institut. Tous, à leur manière, vont tenter d’aider, tant bien que mal, Nikola à sortir de son mutisme et raconter ce qu’il s’est réellement passé.

Même si l’action à du mal à démarrer, très vite tout s’enchaîne à la perfection, les récits du présent alternent avec les souvenirs du passé en Croatie de Nikola.

Un roman dure, on découvre l’horreur de la guerre en ex-Yougoslavie, particulièrement à Vukovar, où est né Nikola. Les crimes contre l’humanité, la violence gratuite, la haine raciale, les viols, les génocides, y sont légion. On y découvre des monstres, qui, pour certains, on réussit à s’enfuir sans répondre de leurs actes de barbarie.

Le roman aborde avec justesse, la place des enfants dans cette guerre, ils ont assisté à l’horreur absolue, ont vu des êtres chers, mourir, se faire torturer, violer devant eux. Comment ne pas sortir meurtri de tout ça ? Comment ne pas garder des séquelles à vie ?

Un roman bouleversant. Comme à son habitude, l’auteur nous présente un ouvrage abouti, avec un travail de recherche phénoménal et très bien documenté.

Bravo à Paul Colize, qui grâce à son écriture nous fait découvrir un pan de l’historie européenne, bien triste, et tout ça avec beaucoup d’humanité et d’empathie grâce aux 4 personnages principaux si humains.

Éditeur : HC EDITIONS (05/03/2020)

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Une jeune femme est retrouvée dans son appartement bruxellois, tuée de plusieurs coups de couteau. Tout accuse Nikola Stankovic, artiste marginal, dernière personne que la victime a appelée avant sa mort. Il apparaît sur les caméras de surveillance juste après le meurtre, la police retrouve ses vêtements maculés de sang et découvre des croquis de la scène de crime dans son atelier.
Sous ses airs d’enfant perdu, Niko est un graffeur de génie que la presse a surnommé le Funambule après l’apparition d’une série de fresques anonymes ultra-violentes dans les rues de la capitale. Muré dans le silence, sous surveillance psychiatrique, le jeune homme nie tout en bloc. Pour seule ligne de défense, il ne répète qu’une phrase : « c’est pas moi ».

Pour aller plus loin sur la bataille de Vukovar :

Château d’eau de Vukovar

Les guerres de Yougoslavie sont une série de conflits violents dans les territoires de l’ancienne république fédérative socialiste de Yougoslavie entre 1991 et 2001. Deux séries de guerres se succèdent, affectant les six républiques de la défunte république fédérative socialiste de Yougoslavie. On parle aussi de « guerre d’ex-Yougoslavie », ou plus rarement de « troisième guerre balkanique ».

La plupart des guerres se terminèrent par des accords de paix, impliquant la pleine reconnaissance internationale des nouveaux États, mais avec un coût humain énorme et des dommages économiques pour la région. Au départ, l’Armée populaire yougoslave (JNA) cherchait à préserver l’unité de l’ensemble de la Yougoslavie en écrasant les gouvernements sécessionnistes, mais elle fut de plus en plus sous l’influence du gouvernement serbe de Slobodan Milošević, qui évoquait la rhétorique nationaliste serbe et souhaitait utiliser la cause yougoslave de préserver l’unité des Serbes dans un seul État. En conséquence, la JNA commença à perdre les Slovènes, les Croates, les Albanais du Kosovo, les Bosniaques et les Macédoniens ethniques, et devint effectivement une armée serbe. Selon un rapport de l’ONU de 1994, la partie serbe ne visait pas à restaurer la Yougoslavie, mais à créer une « Grande Serbie » à partir de certaines parties de la Croatie et de la Bosnie. D’autres mouvements irrédentistes furent également mis en relation avec les guerres, comme la « Grande Albanie » (du Kosovo, bien qu’elle ait été abandonnée à la suite de la diplomatie internationale) et la « Grande Croatie » (de certaines parties de l’Herzégovine, jusqu’en 1994, lorsque l’accord de Washington le conclut).

Souvent décrites comme les conflits les plus meurtriers d’Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, les guerres furent marquées par de nombreux crimes de guerre, notamment le génocide, les crimes contre l’humanité et le viol. Le génocide bosniaque fut le premier crime européen à être officiellement jugé de nature génocidaire depuis la Seconde Guerre mondiale, et de nombreux participants individuels clés furent par la suite accusés de crimes de guerre. Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) fut créé par l’ONU pour poursuivre ces crimes.

Selon l’International Center for Transitional Justice, les guerres de Yougoslavie causèrent la mort de 140 000 personnes. Le Centre de droit humanitaire estime que lors des conflits dans les anciennes républiques yougoslaves, au moins 130 000 personnes furent tuées.

Les Chroniques de St Mary’s, tome 1 : Un monde après l’autre -Jodi Taylor

Madeleine Maxwell, surnommée Max, est une jeune et brillante historienne sans attache, quand Sybil de Winter, une de ses anciennes professeures, la contacte afin qu’elle rejoigne l’Institut St Mary, spécialisé dans les événements historiques majeurs. Voyant tout le potentiel qui se présente à elle, elle accepte sans rechigner de subir toute la série d’épreuve avant d’être recrutée.

De missions en missions, on va très vite s’apercevoir tous les enjeux de celles-ci et combien il est difficile de ne jamais interférer avec le passé.

Grâce à ce roman, on voyage à travers l’histoire, avec un regard totalement différent. La multitude de personnages présents dans ce roman, ont tous un caractère bien trempé, mettant du piment dans l’histoire. Il y a également une multitude de rebondissements, de l’action, des sentiments, impossible de s’ennuyer en lisant ce roman. Max est très attachante et sa non/histoire avec Farell, Directeur technique, au passé sombre, est très compliquée.

Une belle découverte, un voyage dans le temps différent des romans auxquels nous avons pu être habitués à lire.

Éditeur : HC EDITIONS (08/02/2018)

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À l’institut St Mary de recherche historique, les historiens n’étudient pas seulement le passé, ils le visitent.

Derrière l’innocente façade de St Mary, le secret du voyage dans le temps a été découvert et reste bien gardé. Les chercheurs en Histoire ont ainsi une méthode de travail tout à fait particulière : ils ” étudient ‘en temps réel’ les événements majeurs de l’Histoire “. En se faisant passer pour d’inoffensifs excentriques, ils tentent de répondre à certaines questions qui n’ont jamais été résolues, sans jamais toucher au cours de l’Histoire… au risque d’en mourir.
Madeleine Maxwell, une jeune et brillante historienne est contactée par son ancien professeur afin de rejoindre l’équipe de l’Institut St Mary. Au cours de son étrange entretien d’embauche, Maxwell comprend vite les possibilités qui s’offrent à elle…
De la disparition de Pompéi aux tranchées de la Première Guerre mondiale, du grand incendie de Londres à la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie, la jeune historienne va revivre d’extraordinaires événements. Alors qu’au sein de l’institut naissent des enjeux de pouvoir…

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