La faim et la soif – Mickaël Koudero

Avant de commencer, je tenais à vous préciser comment j’ai découvert cet auteur : à travers un article dans le journal de ma ville, paru en 2015, où, le journaliste  faisait l’éloge de ce jeune auteur auto-édité et son premier roman disponible sur amazon : Les enfants d’Erostate, republié l’année dernière par une maison d’édition avec un nouveau titre : Des visages et des morts. Et depuis je patiente en attendant qu’il écrive un nouveau roman…et voilà presque 4 ans plus tard 😀

Raphaël Bertignac la cinquantaine, ancien journaliste d’investigation indépendant, travail depuis 5 ans pour la société Cleanup, spécialisée dans le nettoyage et l’assainissement des lieux après décès. On découvre sa lente descente aux enfers depuis ses débuts de journaliste jusqu’à ce métier, qu’il n’aime pas. Il a tout perdu, son journal, son métier, sa femme, sa fille partie à l’autre bout du monde.

En nettoyant l’appartement de Mathilde Bourgoin, jeune femme qui s’est tailladée les veines à l’aide d’un crucifix, après avoir tenté de s’arracher les yeux,  il sent que cette mort est étrange. Il y voit l’opportunité de renouer avec son ancien métier et de regagner l’estime de tous.

En fouillant, il découvre  une feuille écrite de la main de la morte avec un seul mot : NOSFERATU. Chez les roumains ce mot désigne un non-mort, un démon ou celui qui apporte la peste. Pourquoi a-t-elle écrit ce mot ?

Une théorie traverse rapidement son esprit en découvrant que Mathilde, avait subie une greffe de cornée récente : la mémoire cellulaire. Et si Mathilde avait des visions ? Si elle voyait les dernières images qu’a vu son donneur ?

Voilà Raphaël parti dans une enquête qui va le mener dans les entrailles de Paris, puis à Prague, capital de trafics en tout genre pour terminer son enquête à Bucarest en Roumanie, pays qui subi toujours les séquelles d’années de pauvreté et dictature.

L’auteur ne nous épargne aucun détail. En commençant par la description complète des corps retrouvés. Puis par les conditions de vie des roumains lors de la dictature de Ceausescu, un tyran sans pitié. Par la main des SECURITATES, qu’il recrutait et reconditionné dès le plus jeune âge, il faisait régner la terreur sur un peuple hanté par un passé de croyance (Dracula est né là bas). Il nous plonge dans l’horreur humaine, on a l’impression par moment d’assister à un marché ouvert, où tout se vend, se négocie, au delà de l’imaginable : le marché de l’horreur où l’argent achète tout, sexe, drogues, armes, humains, organes. Là on se dit en fait le Diable est sur terre : c’est l’homme !

Un roman écrit comme un film, on le vit à 100 à l’heure, sans temps mort, l’auteur ne nous laissant aucun répit, ,ni détail. Âmes sensibles s’abstenir.

Un livre hyper aboutit, on sent que l’auteur a travaillé dessus , fait beaucoup de recherches afin de présenter une histoire cohérente.

Bravo Mickaël, j’avais eu un coup de coeur pour ton premier roman, là c’est un coup de foudre! Je recommande à 200 %

Éditeur : HUGO ET COMPAGNIE (07/02/2019)

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Le mal ne connait pas de frontières.

Roumanie, décembre 1989. Le peuple prend les armes, décidé à se soustraire de la dictature de Ceaușescu. Tandis que Bucarest se voile de rouge, la Securitate – sa garde rapprochée – abdique devant ce désir de liberté.

Paris, juin 2015. Dans un appartement aux allures de chapelle, une femme s’est tailladé les veines. Avant de commettre l’irréparable, elle a cherché à s’arracher les yeux. Plus étrange encore, elle a laissé un paquet de feuilles froissées sur lesquelles est griffonné le même nom : Nosferatu. Un mot roumain qui renvoie aux non-morts, aux vampires et au Diable.

Quelques mois plus tôt, c’est un jeune Roumain sans papiers qui a été découvert dans un parking en construction. Vidé de son sang. Les organes volés, son corps à moitié dévoré.
Deux affaires en apparence distinctes. Et pourtant…
Pour Raphaël Bertignac, ancien journaliste d’investigation, un lien existe.

Cannibale, Diable, organes… des mots aux sonorités animales qui poussent Raphaël à mener l’enquête à Paris, à Prague, et jusqu’au tréfonds de la Roumanie.

Dans ces territoires interdits où plus rien ne répond à la raison. Il comprendra que sous les cendres de la révolution de 1989 et la chute de Ceaușescu est née une menace.
Intime. Cannibale. Sauvage.
La faim et la soif.

Pour aller plus loin :

Élisabeth Báthory

Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait supposé d’Élisabeth Báthory. Il ne s’agit pas d’un portrait original mais d’une copie presque contemporaine de l’original, celui-ci ayant disparu1.

Après la mort de son mari, elle et quatre complices supposés sont accusés de torture et du meurtre de filles et de jeunes femmes, dont le nombre reste incertain. Les chefs d’accusation sont cependant parfois discutés par les historiens, du fait qu’il n’existe aucune preuve en dehors de témoignages obtenus sous la torture. Son origine noble lui évite un procès et l’exécution. En 1610, elle est emprisonnée dans le château de Čachtice, où elle restera jusqu’à sa mort.

Le cas de Báthory a inspiré de nombreuses histoires et légendes, selon lesquelles elle se serait baignée dans le sang de ses victimes pour garder sa jeunesse — ce qui lui vaudra, entre autres, les surnoms de « Comtesse sanglante » ou de « Comtesse Dracula » —. Si ces légendes sont largement écartées par les historiens modernes, elles persistent malgré tout dans les croyances populaires.

Dracula

Le plus célèbre des vampires, Dracula, tient son mythe dans l’histoire…

Si le Comte Dracula , le plus célèbre des vampires, est un être totalement fictif, c’est le Comte Vlad III Tepes qui servit d’inspiration à sa création. Vivant en 1430 en Valachie près de la Transylvanie, dans le château de Bran, il était membre de l’Ordre du Dragon Vlad Dracul (le diable).

Vlad III Tepes l’Empaleur

C’est par son appartenance à cet ordre qu’il était surnommé Vlad Dracula, le fils du diable. Ce surnom avait été bien trouvé puisqu’il était aussi surnommé Vlad l’Empaleur pour avoir fait empaler près de 100 000 personnes. La cruauté du personnage fut tellement grande, qu’il alla même jusqu’à prendre ses repas entouré des ses victimes agonisantes.

En 1476 qu’il mourut ; cependant sa tombe a été retrouvée vide plusieurs années après sa mort. Le mythe du vampire était né…

Les enfants d’Érostrate de Mickaël Koudero

Novembre 2010. La neige, le froid, l’horreur. D’abord en France. Un homme est retrouvé assassiné dans une église à Lyon. Son dos a été tailladé, sa langue coupée. À 700 kilomètres de distance, du côté de Lille, sa fiancée est découverte pendue à un arbre. Un meurtre maquillé en suicide. Le sang poursuit sa route jusqu’en Belgique. Dans un asile abandonné, on retrouve le cadavre d’une femme, entièrement nue, le visage arraché. Une folie sans nom. Les meurtres s’enchaînent, des trajectoires se brisent.Tous portent la signature d’un tueur en série libéré un an plus tôt, le Borgne. L’homme aurait-il décidé de reprendre du service ? Difficile de l’imaginer vu son âge avancé et son état de santé. Non, la réalité est bien plus noire. « Nous ne sommes pas face à un tueur en série, mais à une série de tueurs ». Laura, Milan et Adami, des policiers venus de tout horizon, aux rapports singuliers avec cette enquête, vont très vite le comprendre. Ils se sont réunis en force, décidés à entrer dans la postérité, à marquer les consciences par leurs crimes. Ils…Les enfants d’Érostrate.
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Je vais commencer par dire que cet auteur est pour moi la découverte de l’année ! 
Son livre est digne d’un grand auteur tel que Thilliez !
On retrouve  du suspens, de l’amour, de l’amitié, sans oublier l’aspect psychologique torturé des personnages , qui en font un excellent thriller psychologique.
On s’attache vraiment à ses personnages, et la fin est surprenante.
Un livre sans temps mort qui nous tien en haleine jusqu’à la fin.
Allez y n’hésitez pas à l’acheter
(Disponible uniquement sur Amazon)

Ma note : 



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