Blood Orange – Harriet Tyce

Alison Wood avocate pénaliste de presque 40 ans, est mariée à Carl. Ils ont une petite fille de 7 ans : Matilda.

Leur couple est à la dérive, Alison ne fait rien pour arranger les choses. Depuis le licenciement de son mari, psychologue devenu thérapeute à mi-temps, elle passe son temps au travail,  ses soirées au bar avec ses collègues et entretien depuis plusieurs mois une relation adultère avec un collègue avocat, Patrick. Carl est devenu l’homme de la maison, rôle qu’il vit très mal.

Alison doit défendre pour la première fois une affaire criminelle  : une riche mère de famille  a tailladé, poignardé, de plusieurs coups de couteau (15 blessures distinctes) son mari.

Mais quel roman ! Durant le premier tiers de celui-ci, je l’avoue, je me suis ennuyée. J’ai décidé de continuer car j’entrapercevais la trame psychologique qui s’installait et j’ai bien fait.

Impossible de lâcher ce roman, je l’ai lu jusqu’à plus de 3 heures du matin pour connaître le dénouement final !

Un thriller psychologique comme je les aime, des personnages intéressant. Une working-girl qui se laisse “bouffer” par son travail. Elle se réveille (enfin) un jour, se rendant compte de  la triste réalité qu’est devenue sa vie.

Et une fin, mon Dieu mais quelle fin, topissime, un dénouement inattendu. Une histoire où personne n’est innocent et des morts, qui au fond, ne manqueront à personne.

Et le titre, jusqu’à la fin je me suis dit : “Mais pourquoi ce titre ?”, et durant  les dernières pages tous devient clair. Un titre qui a été soufflée par le très célèbre Dan Brown entre autres.

Vous l’avez compris, un coup de coeur !

Décidément ces jeunes auteurs dénichés par l’éditeur de “La bête noire” sont très prometteurs.

Éditeur : ROBERT LAFFONT (21/02/2019)

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Je sais que c’est mal. Mais je ne peux pas m’en empêcher.

Alison Wood est avocate pénaliste. À mesure que sa carrière décolle, sa vie familiale se dégrade : elle passe ses journées à plaider et ses soirées dans les bars pour décompresser. Patrick, un collègue avec qui elle entretient une liaison toxique, souffle le chaud et le froid et l’humilie tout autant qu’il se sert d’elle. Pourtant, Alison n’arrive pas à décrocher.
Quand Patrick lui confie sa première affaire de meurtre, elle se plonge dans l’histoire de sa cliente, Madeleine, qui a poignardé son conjoint d’une quinzaine de coups de couteau. Au fil de leurs entretiens, Madeleine se livre : son mari diluait la pilule contraceptive dans son thé, examinait toutes ses dépenses, prenait toutes les décisions…
Petit à petit, leurs deux vies se font écho. Qui contrôle qui ? Et si, avant de défendre les autres, Alison commençait par se défendre elle-même ?

Un thriller addictif. Un style ultra-efficace. Un twist final explosif.

 

L’empathie – Antoine Renand

L’Alpha s’introduit sournoisement chez des gens après avoir étudié leurs habitudes, puis se prend en photo chez eux avec leur smartphone…facile d’imaginer la terreur des propriétaires en découvrant que quelqu’un s’est introduit chez eux aussi facilement, aurait pu faire ce qu’il voulait…sauf que voilà petit à petit cela ne lui suffit plus…

Anthony Rauch surnommé “la poire” pour son physique très particulier, aidé de Marion doit enquêter au sein du 2eme district de police judiciaire la “brigade du viol”. Il a la lourde tâche de découvrir qui est l’Alpha, cet homme qui escalade des immeubles de plusieurs étages pour s’introduire chez des couples, violer, battre voire tuer ses victimes avec une aisance terrifiante.

Cette enquête va se révéler très difficile, l’Alpha ne laisse aucune trace et n’a peur de personne.

Aux fils des pages, on découvre la relation compliquée qu’entretient “la poire” avec sa mère Louise, grande avocate pénale. On sent qu’il cache un lourd secret qui lui pèse et l’empêche d’être heureux.  Marion est la seule personne qui arrive à le comprendre un minimum, mais elle aussi à un passé difficile.

Un roman aux multiples récits et narrateurs, tous cela placé au bon moment, nous permettant de suivre facilement la trame de l’histoire.

Le personnage principal Anthony Rauch est attachant, on le voit changer aux fils des pages, comme s’il grandissait, s’épanouissait sous nos yeux. On comprend que Louise que l’on croyait au début dure, froide, distante, s’est tout compte fait  créé une carapace pour se protéger.

Et l’Alpha est un psychopathe sans remords, qui aurait pu être “sauvé” dès le plus jeune âge si son entourage, ses voisins avaient bien voulu sortir de leur zone de confort.

Un roman étonnant, époustouflant, difficile de croire qu’il s’agit du premier livre de Antoine Renand tellement il frôle la perfection. Bravo à lui et à son éditeur Robert Laffont, de la collection la Bête Noire d’avoir découvert cette pépite !

Éditeur : ROBERT LAFFONT (17/01/2019)

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Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte.

« Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfi n à assembler. On en parlerait. Une apothéose. »
Cet homme, c’est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, selon un mode opératoire inédit.
Face à lui, Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la « brigade du viol ».
Dans un Paris transformé en terrain de chasse, ces trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faudrait rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Un premier roman qui vous laissera hagard et sans voix par sa puissance et son humanité.

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