Texto – Dmitry Glukhovsky

Ilya, 27 ans, rentre à Moscou après 7 ans passé dans un camp pénitentiaire en Sibérie.

Victime d’un complot de la part d’un policier véreux, promis à un brillant avenir, il a tout perdu, n’a pas fini ses études de littératures et sa petite amie l’a quitté durant son incarcération. Il n’a pourtant pas de désir de vengeance. Il souhaite juste retrouver sa mère, et recommencer une nouvelle vie.

Mais tout change quand il découvre que sa mère est décédée 2 jours avant sa libération.

Il décide de retrouver Piotr Yurievitcj Khazine, le policier qui l’a fait incarcérer injustement. Pendant qu’il croupissait en prison, le policier vivait tranquillement montant allègrement les échelons de la hiérarchie en affichant sa réussite sociale en public sur les réseaux sociaux.

En s’emparant de son téléphone, Ilya découvre une grande partie de sa vie, sa relation amoureuse avec Nina, ses trafics, les relations qu’il entretenait avec ses amis, collègues et ses parents. Il rentre peu à peu dans la vie de Piotr, vit sa vie par procuration comme s’il rattrapait les 7 années qu’il a perdues en prison. On se demande comment quelqu’un d’un minimum intelligent peut accumuler autant de données personnelles dans un si petit objet facile à dérober.

Un livre noir, avec un personnage principal qui sombre dans la noirceur juste parce-qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment et que par amour il était prêt à affronter toutes les injustices. Cet homme avait tout pour être heureux.  Ce livre m’a glacé d”effroi, choqué, en effet à tout moment chacun de nous peut tout perdre juste car il aura fait un mauvais choix, aura était au mauvais endroit, aura rencontré la mauvaise personne…

Un livre qui ne vous laissera pas indifférent, vous plongeant tête la première dans un Moscou sombre, ou la corruption règne en toute impunité, et où l’argent, la drogue et la violence détruisent tout sur leur passage !

Éditeur : L’ATALANTE (24/01/2019)
Nombre de pages : 400

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Il est des gens qui laissent une trace derrière eux, et il y a ceux dont il ne reste rien.

Le smartphone sait tout de nous : notre quotidien, nos vices, nos amours, nos espoirs, nos secrets inavouables. Mon smartphone est moi. Si quelqu’un s’en empare, il devient moi aux yeux de tous. Le temps que l’imposture soit découverte, il est trop tard. Pour tout le monde.

Haletant, sombre, émouvant et engagé, le nouveau roman d’un des prodiges de la nouvelle génération d’écrivains russes

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