Tout ira bien – Damian Barr

Prologue – Johannesburg 
Irma laisse Willem, son fils de 16 ans, dans un camp militaire de redressement “Aube nouvelle

Première partie – Journal intime de Sarah van der  Watt  Fermière- 1901 – Afrique du Sud.
Sarah vit dans sa ferme avec son fils Fred de 6 ans et ses 2 “employés” noirs, son mari, un colon “afrikaans, étant parti combattre les Anglais. Elle ne peut rien faire quand ces mêmes Anglais envahissent sa ferme, lui volent le peu de biens qu’elle possède et brûle sa maison et ses terres. Elle est emmenée de force avec son fils dans un camp, soit disant de “réfugiés“. Sarah y décrit des conditions de vie déplorables, ou tout manque : l’eau, la nourriture, l’hygiène, les médicaments, et aucun soin adapté.

Deuxième partie -1976 Johannesburg
Rayna a épousé Pieter pour cacher sa grossesse non désirée, due à un viole.

On découvre alors les conditions de vie des “noirs” durant l’apartheid. Ils doivent faire plusieurs heures de trajet pour se rendre sur le lieu de leur travail, vivant loin des quartiers blancs, dans les towship, des bidonvilles où s’entassent les noirs.
Elle accouchera d’Irma, fruit de sa relation adultère.

1993Irma, 16 ans est enceinte. L’Afrique du Sud a changé, l’insécurité et le racisme sont monnaie courante.

Troisième partie -2010
Willem arrive au camp “Aube nouvelle“. Plutôt qu’un camp militaire, on comprend vite que c’est un camp de concentration des temps modernes. Un camp qui prône la suprématie blanche, l’homophobie, le retour au pouvoir des Afrikaans et leurs valeurs anciennes où seuls les blancs dirigent le pays et ont des droits.

Quatrième partie -2015
Une juge de couleur noire, s’apprête à juger des hommes blancs.

À travers plusieurs générations, on découvre une Afrique du Sud qui change profondément, sur fond de lutte d’ethnies générationnelles. Un pays constamment en recherche d’identité, détruit en partie, par des guerres internes. Un peuple qui souffre continuellement. De génération en génération, on retrouve la même haine de l’autre qui ne s’atténue pas avec l’âge. Des quêtes de vengeances de génération en génération, qui n’ont plus aucun sens.

Encore une fois, on découvre grâce à l’auteur, les atrocités qu’est capable de commettre l’être humain envers sa propre race. Des choses inimaginables de nos jours qui pourtant arrivent encore.

J’ai vraiment eu un immense plaisir en lisant ce roman, d’autant plus que mon mari est né et a grandit en Afrique du Sud à Johannesburg. Il a connu l’Afrique du Sud de l’apartheid ou les blancs et noirs ne se mélangeaient pas. Ses parents ont quitté le pays à la fin de l’apartheid par peur, devant la montée de violence, les haines raciales, les meurtres incessants. Ils ont tout laissé du jour au lendemain. Il garde une grande nostalgie de son pays qu’il a quitté, il y a maintenant une trentaine d’années, sans avoir pu dire au revoir à ses amis.

Grâce à ce roman, j’ai pu me rendre compte combien ce pays et son peuple souffre. Rien n’arrive à apaiser cette haine et violence constante.

Éditeur : LE CHERCHE MIDI (27/08/2020)

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1901. Afrique du Sud. Une guerre sans merci oppose l’armée britannique et les premiers colons. Sarah van der Watt et son fils sont emmenés de force dans un camp de détention. La dernière chose que voit Sarah, tandis que les soldats anglais mettent le feu à leur ferme, est sa précieuse bibliothèque réduite en cendres. À leur arrivée au camp, le commandant se veut rassurant. C’est pour leur sécurité que les habitants ont été regroupés, on leur assure que « tout ira bien ». Dans les faits, c’est la naissance du premier camp de concentration de l’histoire…

2010. Willem, 16 ans, ne veut qu’une chose dans la vie, rester seul avec ses livres et son chien, et demande qu’on lui fiche la paix. Inquiets pour lui, sa mère et son beau-père l’envoient au camp « Aube Nouvelle », où on accueille des garçons pour en faire des hommes. Virils. Ici, lui assure-t-on, « tout ira bien ».

Ce qui lie ces deux drames ? Il faudra se plonger dans ces pages bouleversantes, vibrantes de colère et d’espoir, pour le découvrir.

Sept mensonges – Elizabeth Kay

Mention toute particulière pour la couverture qui est juste sublime, j’ai littéralement craqué pour celle-ci.

Jane et Marnie se connaissent depuis leur entrée en 6ème, soit depuis 18 ans. Elles sont inséparables, les meilleures amies du monde.

Depuis le décès accidentel du mari de Jane, celle-ci s’est encore plus rapproché de Marnie et voit d’un très mauvais œil sa relation avec Charles. Et c’est avec cette relation qu’elle dira son premier mensonge : elle mentira en disant à Marnie qu’elle apprécie Charles.

C’est Jane qui raconte cette histoire, son histoire et ses sept mensonges. Mais on ne saura qu’à la fin à qui elle raconte celle-ci.

On comprend rapidement que Jane est jalouse, possessive, que l’amitié qu’elle ressent envers Marnie est toxique, malsaine.

Il y a tellement eux de longueurs dans ce roman, que j’ai vraiment pensé ne pas aller jusqu’au bout de cette lecture. Durant les premières pages, il ne se passe absolument rien. En lisant les divers avis, j’ai décidé de continuer tout de même pour savoir à qui Jane racontait son histoire.

Bon, au final, je n’ai pas ressentie de plaisir particulier à cette lecture, ni au début ni à la fin, je n’ai pas non plus détesté. Une lecture vraiment sans plus, que je vais rapidement oublier.

400 pages
Éditeur : ROBERT LAFFONT (11/06/2020)

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Tout a commencé par un mensonge. Un tout petit mensonge… Jane et Marnie sont inséparables depuis l’enfance. Et si Jane avait été honnête depuis le début – si elle n’avait pas menti cette toute première fois -, alors peut-être que les choses auraient pu tourner autrement. Peut-être que le mari de sa meilleure amie serait encore en vie. Le temps est venu pour Jane de dire la vérité, enfin… sa vérité.
Tandis qu’elle se confie et décortique les sept mensonges qu’elle a racontés à Marnie, chacun plus terrible que le précédent, elle révèle les couches de noirceur qui ont infiltré leur amitié et les secrets toxiques qui remuent sous la surface. Mais une vérité peut toujours en cacher une autre… “

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