Les folles enquêtes de Magritte et Georgette : Nom d’une pipe !- Nadine Monfils

René Magritte, célèbre peintre belge, à parfois des visions qu’il s’empresse de peindre. Cette fois, il voit une jeune femme en robe fleurie. Son épouse Georgette se montre très jalouse de cette toile.

Quelques jours plus tard, le corps sans vie, assassinée, de la jeune femme qu’a peint René est retrouvé.

René, aidé de Georgette, décide de mener l’enquête. Quel duo de choc ! Ils sont pétillants, drôles. On adore ce couple dès les premières pages !
L’auteur par son écriture nous plonge dans le roman comme si nous étions avec nos acolytes au milieu de leur enquête pleine de suspense.

Pour ajouter encore plus de plaisir à notre lecture, l’auteur nous fait découvrir la vie intime d’une peintre belge célèbre, on rentre facilement dans l’intimité du couple et de leur mode de vie.

L’auteur m’a fait rire, avec des réparties, des scènes loufoques, moi qui n’avais jamais lu aucun roman de Nadine Monfils et bien, je suis très agréablement surprise. Un roman parfait, drôle ou les scènes de crime sont décrient de telle façon que l’on n’est même pas choquée ! L’auteur a un talent de compteuse inouïe. 

Une superbe découverte, je vais rapidement lire le deuxième tome !

312 pages
Éditeur : ROBERT LAFFONT (06/05/2021)

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La nouvelle pépite du cosy mystery dénichée par La Bête noire : Les Folles enquêtes de Magritte et Georgette. Une série d’enquêtes inédites menées par le peintre René Magritte et sa femme, Georgette.
C’était au temps où Bruxelles bruxellait…

À l’arrêt du tram, le célèbre peintre René Magritte, chapeau boule, costume sombre et pipe au bec, a une vision étrange : une jeune femme en robe fleurie, debout à côté de son corps ! Il en parle à Georgette, son épouse, et immortalise la scène dans un tableau. Quelques jours plus tard, cette femme est retrouvée assassinée, avec une lettre d’amour parfumée dans son sac et un bouquet de lilas sous sa robe.

Toute la violence des hommes – Paul Colize

Nikola Stankovic, 35 ans, Croate, est un graffeur de génie, surnommé le funambule, car il réalise des œuvres gigantesques sur les murs de la ville de Bruxelles.

Il est accusé du meurtre de la jeune Ivanka Tankovic, Croate elle aussi.

Il va être placé temporairement en observation à l’EDS, une institution qui se situe à mi-chemin entre le régime pénitentiaire et la vie en hôpital psychiatrique, afin d’évaluer si oui ou non, il est responsable de ses actes.

Son avocat, Philippe Larivière, s’attache très vite à ce personnage atypique qui parle très peu, ne se dévoile quasiment pas, et ne parle jamais de ce qu’il a pu vivre et voire dans son pays natal. Il ne croit pas en sa culpabilité. Très vite, il sera suivi dans cette voie par Pauline Derval, la froide Directrice de l’institut et de Sébastien aide-soignant, de ce même institut. Tous, à leur manière, vont tenter d’aider, tant bien que mal, Nikola à sortir de son mutisme et raconter ce qu’il s’est réellement passé.

Même si l’action à du mal à démarrer, très vite tout s’enchaîne à la perfection, les récits du présent alternent avec les souvenirs du passé en Croatie de Nikola.

Un roman dure, on découvre l’horreur de la guerre en ex-Yougoslavie, particulièrement à Vukovar, où est né Nikola. Les crimes contre l’humanité, la violence gratuite, la haine raciale, les viols, les génocides, y sont légion. On y découvre des monstres, qui, pour certains, on réussit à s’enfuir sans répondre de leurs actes de barbarie.

Le roman aborde avec justesse, la place des enfants dans cette guerre, ils ont assisté à l’horreur absolue, ont vu des êtres chers, mourir, se faire torturer, violer devant eux. Comment ne pas sortir meurtri de tout ça ? Comment ne pas garder des séquelles à vie ?

Un roman bouleversant. Comme à son habitude, l’auteur nous présente un ouvrage abouti, avec un travail de recherche phénoménal et très bien documenté.

Bravo à Paul Colize, qui grâce à son écriture nous fait découvrir un pan de l’historie européenne, bien triste, et tout ça avec beaucoup d’humanité et d’empathie grâce aux 4 personnages principaux si humains.

Éditeur : HC EDITIONS (05/03/2020)

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Une jeune femme est retrouvée dans son appartement bruxellois, tuée de plusieurs coups de couteau. Tout accuse Nikola Stankovic, artiste marginal, dernière personne que la victime a appelée avant sa mort. Il apparaît sur les caméras de surveillance juste après le meurtre, la police retrouve ses vêtements maculés de sang et découvre des croquis de la scène de crime dans son atelier.
Sous ses airs d’enfant perdu, Niko est un graffeur de génie que la presse a surnommé le Funambule après l’apparition d’une série de fresques anonymes ultra-violentes dans les rues de la capitale. Muré dans le silence, sous surveillance psychiatrique, le jeune homme nie tout en bloc. Pour seule ligne de défense, il ne répète qu’une phrase : « c’est pas moi ».

Pour aller plus loin sur la bataille de Vukovar :

Château d’eau de Vukovar

Les guerres de Yougoslavie sont une série de conflits violents dans les territoires de l’ancienne république fédérative socialiste de Yougoslavie entre 1991 et 2001. Deux séries de guerres se succèdent, affectant les six républiques de la défunte république fédérative socialiste de Yougoslavie. On parle aussi de « guerre d’ex-Yougoslavie », ou plus rarement de « troisième guerre balkanique ».

La plupart des guerres se terminèrent par des accords de paix, impliquant la pleine reconnaissance internationale des nouveaux États, mais avec un coût humain énorme et des dommages économiques pour la région. Au départ, l’Armée populaire yougoslave (JNA) cherchait à préserver l’unité de l’ensemble de la Yougoslavie en écrasant les gouvernements sécessionnistes, mais elle fut de plus en plus sous l’influence du gouvernement serbe de Slobodan Milošević, qui évoquait la rhétorique nationaliste serbe et souhaitait utiliser la cause yougoslave de préserver l’unité des Serbes dans un seul État. En conséquence, la JNA commença à perdre les Slovènes, les Croates, les Albanais du Kosovo, les Bosniaques et les Macédoniens ethniques, et devint effectivement une armée serbe. Selon un rapport de l’ONU de 1994, la partie serbe ne visait pas à restaurer la Yougoslavie, mais à créer une « Grande Serbie » à partir de certaines parties de la Croatie et de la Bosnie. D’autres mouvements irrédentistes furent également mis en relation avec les guerres, comme la « Grande Albanie » (du Kosovo, bien qu’elle ait été abandonnée à la suite de la diplomatie internationale) et la « Grande Croatie » (de certaines parties de l’Herzégovine, jusqu’en 1994, lorsque l’accord de Washington le conclut).

Souvent décrites comme les conflits les plus meurtriers d’Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, les guerres furent marquées par de nombreux crimes de guerre, notamment le génocide, les crimes contre l’humanité et le viol. Le génocide bosniaque fut le premier crime européen à être officiellement jugé de nature génocidaire depuis la Seconde Guerre mondiale, et de nombreux participants individuels clés furent par la suite accusés de crimes de guerre. Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) fut créé par l’ONU pour poursuivre ces crimes.

Selon l’International Center for Transitional Justice, les guerres de Yougoslavie causèrent la mort de 140 000 personnes. Le Centre de droit humanitaire estime que lors des conflits dans les anciennes républiques yougoslaves, au moins 130 000 personnes furent tuées.

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