Les morts ont tous la même peau – Jean-David Morvan – Vernon Sullivan – Boris Vian

Cette bande-dessinées est l’adaptation d’un célèbre roman de Boris Vian qui écrivait à l’époque sous le pseudonyme de Vernon Sullivan.

Dan est videur depuis 5 ans dans une boite de nuit à New-York. Il est marié à Sheila, et père d’un bébé.

Il cache à tous ses racines noires, en effet dans les années 40 le racisme est omniprésent tout comme les injustices liées à celui-ci.

Sa vie aurait pu continuer dans cette simple routine, jusqu’au jour, ou Richard, son frère, noir, débarque au risque de compromettre son secret. En quelques minutes, sa vie va basculer, l’entraînant dans une spirale infernale de violence, où il aura du mal à se tirer.

Parlons tout d’abord des planches de cet ouvrage, elles sont réalistes, sombres, reflétant parfaitement l’ambiance glauque, noire, de cette histoire. L’atmosphère est anxiogène dans un New-York ou règne le sexe, la violence, et le racisme.

L’histoire défile sous nos yeux à cent à l’heure, Dan agit sans réfléchir, répondant par la violence, au moindre problème qui risquerait d’entacher sa vie si parfaite. La fin est grandiose, digne d’un bon roman de Vian, qui affectionne tant les romans sombres.

Je ne peux que recommander si comme moi, vous aimez les ambiances sombres et noires.

88 pages
Éditeur : GLÉNAT (11/03/2020)

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« Entre donner les coups et les recevoir, je préférais les donner. »

Dan est un sang-mêlé. Autrement dit, un noir à peau blanche. Videur dans un bar de nuit à New York, il ne vit que pour Sheila, sa femme, et l’enfant qu’il a eu avec elle. Un enfant que la société acceptera parce que sa peau est blanche, contrairement à Dan, pour qui le secret de ses origines plane tel une épée de Damoclès. Alors qu’il s’entiche subitement d’une prostituée noire et que l’irruption de son frère, Richard, menace de tout révéler, Dan voit sa vie basculer. Lui qui, non sans remords, a tant voulu être un Blanc, ne serait-il au fond de lui-même qu’un « nègre » ?

À la manière de Chandler ou Hadley Chase, Boris Vian – alias Vernon Sullivan – donne libre cours à la violence et l’érotisme pour explorer la folie intérieure d’un homme qui ne se reconnaît plus.

Disparition – Nicolas Nutten

Suite à un accident technique, le métro est à l’arrêt, en pleine canicule, dans les souterrains parisiens. Après plus d’une heure d’attente, des passagers décident de sortir du métro en forçant la porte. Célia, étudiante en art, avec l’aide de son petit ami Maxime professeur à l’université décident d’aider les passagers à rejoindre les souterrains dans le calme. Au milieu de tout ce chaos, Maxime perd de vue Célia.

Commence pour Maxime une course contre la montre afin de retrouver Célia en vie, en effet celle-ci n’est jamais sortie des souterrains parisiens, et personne n’est capable de dire où elle est.

Il sera aidé dans sa recherche par Yann un catophile, qui connaît les catacombes de Paris comme sa poche.

On découvre les souterrains de Paris comme on ne les a jamais vu. Seul, quelques initiés en ont percés les mystères. Au fil de leurs explorations, ils vont tomber sur des clans, mais surtout sur ce qu’il existe de plus glauque dans l’humain, la violence, la guerre des territoires, la drogue, la violence.

En plein confinement, je me suis sentie oppressé dans ces souterrains, j’avais envie d’en sortir et vite. L’auteur maîtrisait tellement bien son écriture que je pouvais sentir le manque d’oxygène et de lumière de Maxime comme si j’y étais !

Le personnage de Chloé m’a particulièrement plu, elle vole très vite la vedette à Maxime. Elle n’a peur de rien et par amitié, elle est prête à tout.

Quelques longueurs et c’est dommage, car c’est un très bon premier roman. Le suspense est maintenu jusqu’au bout. Bravo à l’auteur excellent premier roman !

294 pages
Éditeur : LES NOUVEAUX AUTEURS (24/03/2020)

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Paris 31 juillet 2018. La canicule a transformé la capitale en fournaise et les couloirs du métro en étuve. Un incident sur la ligne 1 contraint une rame à s’arrêter en urgence entre deux stations, prenant au piège des dizaines de passagers. Lors de l’évacuation de ces derniers, Célia n’atteindra jamais le quai de la station suivante. Comme happée par l’obscurité des tunnels, elle semble s’être volatilisée. Malgré le peu d’indices dont il dispose, Maxime, son compagnon, se lance à sa recherche dans une course infernale où les secrets et les doutes l’entraîneront vers un univers macabre et dangereux…

Un suspense imprévisible à couper le souffle !

Gagnant Prix du Suspense Psychologique, 4ème Édition 2020.

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