Le dernier hyver – Fabrice Papillon

415 après J-C : à Alexandrie, en pleine canicule, Hypatie philosophe et mathématicienne de 45 ans, est massacrée, démembrée et brûlée.

De nos jours, Marie, 20 ans, biologiste brillante, est stagiaire depuis 1 semaine à la police scientifique. Elle va pour la première fois sur une scène de crime : les restes d’un corps carbonisé ont été découverts dans le magasin Hermès en plein quartier chic à Paris.

Elle y rencontre pour la première fois Marc Brunier, commandant de police à la crime, quai des orfèvres. 

Rapidement, un deuxième corps, dans le même état est retrouvé à Clermont-Ferrand. C’est le début d’une enquête difficile pour Brunier qui sera aidé par Marie.

Tout au long du roman, l’auteur va nous emmener, de nos jours, à des époques lointaines, nous emmenant petit à petit à comprendre ce qui se passe. J’ai particulièrement aimé le passage évoquant Léonardo Da Vinci, vieillissant, très en avance sur la découverte de l’anatomie et le fonctionnement du corps humain.

Marc Brunier, est très attachant, épileptique depuis la disparition mystérieuse de Sarah, sa fille, partie rejoindre les djihadistes en Syrie. Il se bat depuis pour ne pas sombrer et cacher sa maladie à sa hiérarchie. Il est au bord du gouffre, ne supportant même pas par le déménagement du 36, y voyant comme une perte de ses derniers repaires.

Marie, jeune femme brillante, mais terriblement fragile, a été élevée, avec sa sœur aînée,  Emilie, par Elisabeth, tout aussi brillante, mais froide, qui cache de terribles secrets. 

L’auteur décrit avec détails, les supplices infligés, par de soit disant, bons chrétiens, à de jeunes femmes accusées de sorcellerie. Des tortures inimaginables.

Ce roman décrit l’histoire de l’humanité comme je ne l’avais jamais lu, où la recherche de la perfection a démarré il y a très longtemps. La manipulation génétique posant régulièrement des questions d’éthiques. La condition féminine auprès de la société est omniprésente également, traitée avec beaucoup d’émotions.

Un livre intelligent, rempli d’éléments scientifiques et historiques réels, rendant l’histoire encore plus crédible. Celui-ci m’a foudroyé, un coup de cœur phénoménal, un livre impossible à lâcher, une fin surprenante, ne pouvant laisser personne indifférent.

Editeurs : Belfond, Points
Date de sortie : 5 octobre 2017
Sortie poche : 14 mars 2019

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Août 415 après J-C. : La ville d’Alexandrie s’assoupit dans une odeur âcre de chair brûlée. Hypatie, philosophe et mathématicienne d’exception, vient d’être massacrée dans la rue par des hommes en furie, et ses membres en lambeaux se consument dans un brasier avec l’ensemble de ses écrits.
Cet assassinat sauvage amorce un engrenage terrifiant qui, à travers les lieux et les époques, sème la mort sur son passage. Inéluctablement se relaient ceux qui, dans le sillage d’Hypatie, poursuivent son grand oeuvre et visent à accomplir son dessein.

Juillet 2018 : Marie, jeune biologiste, stagiaire à la police scientifique, se trouve confrontée à une succession de meurtres effroyables, aux côtés de Marc Brunier, homme étrange et commandant de police de la « crim » du Quai des Orfèvres. Peu à peu, l’étudiante découvre que sa propre vie entre en résonance avec ces meurtres.
Est-elle, malgré elle, un maillon de l’histoire amorcée à Alexandrie seize siècles auparavant ? Quel est ce secret transmis par Hypatie et au coeur duquel se retrouve Marie ? L’implacable destin peut-il être contrecarré ou « le dernier Hyver » mènera-t-il inéluctablement l’humanité à sa perte ?

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