Fermer les yeux – Antoine Renand

2005- L‘adjudant Tassi perd sa fille lors d’un terrible accident de voiture. Il sombre alors dans une profonde dépression et dans l’alcool. Sa femme finie par le quitter, seul son fils lui permet de tenir. Sa vie vient de basculer à jamais.

La petite Justine, disparaît. Tout le petit village d’Ardèche où elle vit se mobilise pour essayer de la retrouver. Par hasard, Tassi, fait une macabre découverte, Gabin Lepage, tient dans ses bras, sans vie, la petite Justine. Tout l’accuse, et son comportement d’érudit ne fait rien pour l’aider. Il sera condamné.

2019 – Retraité depuis 2 ans, Tassi vit seul en reclus. Sa retraite va prendre un autre chemin, quand, il est abordé un terrible meurtre au journal télévisé. Il décide de ce pas de se rendre à Bourg-en-Bresse dans l’ain afin d’enquêter sur le meurtre d’une femme, dont les sévices commis, lui rappel ceux subis par la petite Justine. Et si, il s’était trompé et que Lepage était innocent ? Mais rien ne va se passer comme il le pensait.

2020 – Tassi continu son enquête, aidé par une jeune et brillante avocate Emma Marciano et Nathan Rey, jeune écrivain spécialisé dans les tueurs en série, qui a lui-même vécu un terrible drame dans son enfance.

L’auteur décrit avec beaucoup de détails, comment le tueur en série choisi ses victimes, comment il les guette, avant de foncer sur sa proie, tel un prédateur sans aucun scrupule.

Aucun temps mort dans ce roman, tout s’enchaîne. Une enquête menée avec sérieux. J’avais la sensation de regarder un film, tellement tout était réaliste, d’accompagner les personnages dans leur enquête. On ressent une forte empathie pour nos 3 héros.

Ce roman, nous fait comprendre, combien, parfois, la justice, n’est pas la même pour tous. La quête de vérité, peut, parfois, prendre des chemins différents que ceux de la justice et des pouvoirs publics, où, la corruption est également présente.

Il y est décrit, sans rien nous épargner, comment un être humain peut en faire souffrir un autre, en éprouvant un plaisir malsain, tout en ayant une petite vie parfaite. L’horreur se cache partout, et les monstres vivent juste la porte à côté.

Large thème également abordé, la rédemption, le besoin de se racheter, qui devient difficile, quand on a tout perdu.

Un coup de cœur, pour ce deuxième roman d‘Antoine Renand, tout aussi bon que le premier !

Éditeur : ROBERT LAFFONT (12/03/2020)

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Un enquêteur à la retraite, hanté par une erreur qu’il estime avoir commise quinze ans plus tôt. Un jeune auteur, considéré comme le plus grand spécialiste français des tueurs en série. Une brillante avocate, dévouée à la défense d’un homme victime, selon elle, d’une effroyable injustice. Ensemble, ils devront débusquer le plus insaisissable des prédateurs.
2005. Dans un village perché d’Ardèche, la petite Justine, sept ans, disparaît. Rapidement, les habitants s’organisent et lancent des battues dans la nature environnante. Les recherches se prolongent jusque tard dans la nuit mais ce n’est qu’au petit matin que le gendarme Tassi découvre quelque chose…”

L’empathie – Antoine Renand

L’Alpha s’introduit sournoisement chez des gens après avoir étudié leurs habitudes, puis se prend en photo chez eux avec leur smartphone…facile d’imaginer la terreur des propriétaires en découvrant que quelqu’un s’est introduit chez eux aussi facilement, aurait pu faire ce qu’il voulait…sauf que voilà petit à petit cela ne lui suffit plus…

Anthony Rauch surnommé “la poire” pour son physique très particulier, aidé de Marion doit enquêter au sein du 2eme district de police judiciaire la “brigade du viol”. Il a la lourde tâche de découvrir qui est l’Alpha, cet homme qui escalade des immeubles de plusieurs étages pour s’introduire chez des couples, violer, battre voire tuer ses victimes avec une aisance terrifiante.

Cette enquête va se révéler très difficile, l’Alpha ne laisse aucune trace et n’a peur de personne.

Aux fils des pages, on découvre la relation compliquée qu’entretient “la poire” avec sa mère Louise, grande avocate pénale. On sent qu’il cache un lourd secret qui lui pèse et l’empêche d’être heureux.  Marion est la seule personne qui arrive à le comprendre un minimum, mais elle aussi à un passé difficile.

Un roman aux multiples récits et narrateurs, tous cela placé au bon moment, nous permettant de suivre facilement la trame de l’histoire.

Le personnage principal Anthony Rauch est attachant, on le voit changer aux fils des pages, comme s’il grandissait, s’épanouissait sous nos yeux. On comprend que Louise que l’on croyait au début dure, froide, distante, s’est tout compte fait  créé une carapace pour se protéger.

Et l’Alpha est un psychopathe sans remords, qui aurait pu être “sauvé” dès le plus jeune âge si son entourage, ses voisins avaient bien voulu sortir de leur zone de confort.

Un roman étonnant, époustouflant, difficile de croire qu’il s’agit du premier livre de Antoine Renand tellement il frôle la perfection. Bravo à lui et à son éditeur Robert Laffont, de la collection la Bête Noire d’avoir découvert cette pépite !

Éditeur : ROBERT LAFFONT (17/01/2019)

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Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte.

« Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfi n à assembler. On en parlerait. Une apothéose. »
Cet homme, c’est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, selon un mode opératoire inédit.
Face à lui, Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la « brigade du viol ».
Dans un Paris transformé en terrain de chasse, ces trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faudrait rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Un premier roman qui vous laissera hagard et sans voix par sa puissance et son humanité.

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