L’homme de Constantinople – José Rodrigues Dos Santos

Krikor Sarkisian est appelé au chevet de son père Kaloust mourant.

Après la découverte du journal de celui-ci, Krikor nous fait découvrir l’histoire de cet Arménien devenu millionnaire.

Kaloust 9 ans , né en 1869, fils de Vahan Sarkisian, vendeur de tapis à Trébizande en Arménie, est élevé par un père sévère, qui n’hésite pas à être violent si son fils n’excelle pas dans tout ce qu’il fait, détestant le médiocrité.

Avec réalisme, l’auteur décrit le début du progrès avec l’arrivée de la lampe à huile, qui va de paire avec la découverte du kérosène, l’huile de pierre qu’on appellera très vite le pétrole. Kaloust comprend très jeune, que ce composant est l’avenir !

On découvre un pays en souffrance sous la coupe des Turques, qui détestent les Arméniens, car ils sont chrétiens, mais également tout les non-musulman, qu’ils considèrent comme des citoyens de seconde-zone.

Afin de fuir l’oppression et la violence des Turques, Vahan décide de s’installer à Constantinople, espérant ainsi se perdre dans la masse des musulmans en grand nombre dans cette ville.

On voit apparaître très vite dans le roman, le début de l’aire moderne où tout est possible où de nouveau riches font leur apparition. On y rencontre au fil des pages Nobel, l’inventeur de la dynamite qui comme pour ce faire pardonner cette terrible invention créée le célèbre prix du même nom, mais aussi Ritz, que l’on voit devenir le célèbre hôtelier encore si connu de nos jours.

Il y a aussi l’électricité, l’essence et les voitures, le téléphone, qui font tout juste émergence, et dont encore personne ne voit le grand potentiel, mais dont certains l’entraperçoivent et misent tout sur ces découvertes.

Grâce aux recherches minutieuses de l’auteur, on découvre tout un pan de l’histoire et de la révolution industrielle possible grâce au pétrole et à l’électricité.

Je suis un peu frustrée en refermant ce livre, car celui-ci nous laisse sur notre faim, tellement de questions restant en suspend. En effet, une suite sera disponible en 2020.

Éditeur : HC EDITIONS (02/05/2019)

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La vie du mystérieux Arménien qui a régné sur le monde du pétrole et sur celui de l’art.

Alors que l’Empire ottoman s’effondre et que les Arméniens sont persécutés, la famille du jeune Kaloust se réfugie à Constantinople.
Le garçon, déjà connu pour son intelligence hors du commun, est émerveillé par la capitale
du Bosphore et se pose pour la première fois la question qui allait le poursuivre toute sa vie :
” Qu’est-ce que la beauté ? ”
Il ne sait pas encore qu’il va régner sur le monde naissant du pétrole, devenir l’homme le plus riche et le plus puissant de la planète… et le plus grand collectionneur de tous les temps.

Inspiré de faits réels, L’Homme de Constantinople relate la vie extraordinaire du mystérieux Arménien, Calouste Gulbenkian, qui a changé le monde – et consacre définitivement J.R. dos Santos comme un auteur majeur des lettres portugaises et l’un des grands écrivains contemporains.

L’étoile jaune de l’inspecteur Sadorski de Roman Slocombe

Mai 1942

Sadorski découvre lors d’un pic-nique avec son épouse le cadavre d’une femme dans la forêt.  Il y voit de suite une opportunité d’être reconnu de tous et d’obtenir une promotion. Il est prêt à tout pour cela sans aucun scrupule. Il se pose rapidement la question de savoir si cette affaire est liée à celle de la  bombe qui a explosé dans un café devant le palais de justice, fréquenté par les brigades spéciales, ayant causé 2 morts. Pour arriver à trouver les coupables il n’hésitera pas à mentir, torturer, dénoncé ses concitoyens.

Mais on va vite le comprendre ces affaires ne sont pas la teneur principale de ce roman.

L’auteur nous décrit avec brio cette époque.

On ne peut que détester Sadorski : il est raciste, antisémite, intolérant et pour couronner le tout c’est un prédateur sexuel ! Je me suis dit mon Dieu mais qu’es ce que c’est que ce type ? Même le réel amour qu’il porte à Yvette, son épouse, ne me l’a pas rendu plus humain.

On découvre comment  il utilise sa carte de policier à tout bout de champs pour avoir des passes droits. Ce type est une pourriture sans cœur de la pire espèce, couronné d’un menteur.

A travers ce roman on voit ce qu’il y avait de pire durant cette difficile époque qu’était la seconde guerre mondiale ; mais aussi ce qu’était amené à faire la police, soit disant par ordre des allemands…

On y découvre les conditions de vies difficiles des juifs, bolcheviques, communistes et toutes personnes solidaires de ces populations. Mais aussi une triste réalité : des français qui ferment les yeux devant ce déferlement de haine et violence, par peur des représailles ou par lâcheté mais aussi par intérêts personnels.

Ce roman m’a complètement décontenancé, je m’attendais à une enquête policière classique sur fond d’occupation, mais non pas du tout, c’est un livre historique qui décrit une époque bien noire et triste de la France. L’auteur à fait un merveilleux travail de mémoire pour ne pas oublier ce qui s’est passé.

Éditeur : ROBERT LAFFONT (24/08/2017)
Nombre de pages : 592

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Paris, 29 mai 1942 : une bombe explose devant le Palais de Justice, dans un café fréquenté par les Brigades spéciales, faisant deux morts et plusieurs blessés. Quelques jours plus tard, le cadavre d’une inconnue est découvert en banlieue. Crime passionnel ou politique ?
Chargé d’enquêter sur ces deux affaires, l’inspecteur Léon Sadorski voit ses projets de vacances contrariés ̶ d’autant plus qu’il doit bientôt participer à la grande rafle du Vél’d’Hiv, exigée par les nazis et confiée à la police française.
Un destin tragique menace désormais sa jeune voisine Julie Odwak, la lycéenne juive qu’il convoite en secret et dont il a fait interner la mère.

 

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