La dame de Reykjavik – Ragnar Jónasson

Hulda inspectrice à Reykjavik, à 64 ans va devoir laisser dans quelques jours, son poste pour prendre une retraite bien méritée. Mais voilà, elle n’est pas prête du tout. Veuve depuis des années, sans enfant, elle appréhende sa nouvelle vie de solitude sans aucune activité prévue. Elle s’était donnée corps et âme à son métier, malgré son statut de femme qui l’a défavorisée pour avancer dans la hiérarchie.

C’est avec frustration et résignation qu’elle va devoir mener une dernière enquête, un cold case : l’étrange suicide d’une émigrée russe de 27 ans, Elena.

Par des retours en arrière, l’auteur nous fait découvrir le début de la vie d’hulda, expliquant certains traits de son caractère.

Tout au long du, roman, on a la sensation qu’Hulda ne trouve sa place nul part, ni au travail, ni dans sa vie personnelle. Personne ne l’apprécie vraiment au travail, elle n’a pas d’ami, plus de famille et bientôt plus de travail. Elle essaie de s’accrocher à sa nouvelle amitié avec Petur et d’imaginer sa retraite avec lui, mais a bien du mal à nouer une relation, avec celui-ci, même un simple lien d’amitié elle ne sait pas quel comportement elle doit adopter avec lui, elle est maladroite, fuyante…

Sa vie à l’air d’être un long gouffre sans fin. Que va-t-elle bien pouvoir faire de ses journées une fois à la retraite ?

La fin du roman et à l’image de la vie d’Hulda, une âme en perdition qui cherche un but à sa vie.

Je ne suis pas vraiment enthousiaste en fermant ce roman. Je me suis ennuyé une bonne partie du roman, avec une sensation de tourner en rond, tout est accès sur le départ à la retraite d’Hulda, on en oublie presque l’enquête.

Roman aussitôt lu, aussitôt oublié.

EDITIONS DE LA MARTINIÈRE (07/03/2019)

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« L’inspectrice islandaise Hulda Hermannsdóttir est la meilleure héroïne tragique que nous avons lue depuis longtemps. » The Times
Hulda a tout donné à sa carrière. Mais en faisant toujours cavalier seul. Elle a beau être une des meilleures enquêtrices du poste de police de Reykjavik, à soixante-quatre ans, sa direction la pousse vers la sortie.
La perspective de la retraite l’affole. Tout ce temps et cette solitude qui s’offrent à elle, c’est la porte ouverte aux vieux démons et aux secrets tragiques qu’elle refoule depuis toujours. Et ses échappées dans la magnificence des paysages islandais, pour respirer à plein poumons la sauvagerie de son île, ne suffiront plus, cette fois.
Alors, comme une dernière faveur, elle demande à son patron de rouvrir une affaire non résolue. Elle n’a que quinze jours devant elle. Mais l’enquête sur la mort d’Elena, une jeune russe demandeuse d’asile, bâclée par un de ses collègues, va s’avérer bien plus complexe et risquée que prévu. Hulda a-t-elle vraiment pesé tous les risques ?

Une baignoire de sang – Béatrice Hammer

Julie, jeune pigiste, est retrouvée morte dans sa Baignoire. Tout laisse penser à un suicide.

Gloria Basteret en charge de l’enquête, trouve très rapidement cette mort suspecte.

En parallèle, on découvre la triste histoire de Mina jeune SDF , enfant placé en foyer très jeune, qui n’a que très peu connu le bonheur.

Cette histoire n’est pas banale.

L’auteur tisse l’histoire lentement, installe les personnages calmement.

Il y a Gloria, débordée entre son métier très prenant, ses 2 enfants, son ex en qui elle ne peut pas avoir confiance, les jugements de sa mère sur ses choix, sa vie amoureuse et son nouvel équipier avec qui elle essaie de nouer une relation de confiance. L’auteur a voulu la rendre plus humaine en lui donnant un semblant de vie familiale, j’ai eu du mal à la trouver convaincante dans son rôle de Wonder Woman….

Puis Mina, que j’ai particulièrement appréciée, jeune SDF sans avenir, qui va de déception en déception. On est touché par les récits de son enfance qui entrecoupe les chapitres qui se passent de nos jours. Ce sont les passages que j’ai le plus apprécié durant ma lecture.

Un roman avec des passages plus ou moins intéressant, qui se lit assez facilement.

221 pages
ÉDITIONS ALTER REAL (27/03/2020)

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Pourquoi Julie, jeune pigiste talentueuse, est-elle morte, les veines ouvertes, dans sa baignoire ? Et qui est donc Mina, cette jeune fille asociale, qui vit dans la rue depuis le jour de ses 18 ans, et dont les proches semblent mourir les uns après les autres ?
Gloria Basteret, enquêtrice à la Crim, va tout faire pour répondre à ces questions. En plus de son enquête, Gloria doit supporter les exigences de son nouveau chef qui la déteste, s’occuper seule de ses deux enfants, veiller au bien-être d’un cheval nain… et rêverait de réinvestir une vie amoureuse trop longtemps négligée. Ceci l’amène à user de méthodes peu orthodoxes, sans prendre la mesure des dangers qu’elle fait courir à ses proches, en particulier à ses enfants.
Dans ce roman noir plein de suspense, Béatrice Hammer bouscule les clichés et met en scène des personnages aussi attachants qu’originaux.

 

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