Les enfants du fleuve de Lisa Wingate

 

08/1939-Baltimore-Maryland
Une femme accouche d’un enfant mort né. On apprend par la même occasion qu’elle ne pourra plus jamais avoir d’enfant sous peine d’y perdre la vie.

De nos jours
Avery Stafford, 30 ans est une brillante avocate. En apprenant que son père est atteint d’une cancer elle décide de mettre sa carrière de côté pour aider ce célèbre sénateur dans cette terrible épreuve. Lors d’une visite dans une maison de retraite, une des résidentes, May Crandall l’interpelle, la prenant pour une autre personne. Cela, sera pour elle le début d’une longue enquête pour découvrir les secrets du passé de sa grand-mère Judy.

Menphis 1939
Rill Foss, 12 ans vit avec ses 4 frères et soeur sur un bateau avec ses parents ; jusqu’à cette terrible nuit où Queenie, leur maman, part en urgence avec son mari à l’hôpital car l’accouchement de ses jumeaux se passe  très mal.
Le lendemain, ils sont tous arrachés à leur famille pour être emmenés dans un orphelinat : la société des foyers d’accueil du Tennessee.

En alternant les récits de nos à jours à l’année 1939, l’auteur nous fait découvrir le terrible sort de la famille de Rill Foss, les tortures physiques et morales subies sous la coupelle de la terrible Georgia Tann, de ces enfants qui ne demandaient qu’à être près de leur famille .
Au fil des pages, on découvre un monde caché bien sombre, où être né dans une famille pauvre ne nous donnait pas le droit de choisir l’amour plutôt que le confort et l’argent. Un monde corrompu où l’argent achète tout même le silence ! Des destins et familles brisées pour le bien être des riches  et l’enrichissement d’autres…

Cela m’a glacé le sang quand j’ai découvert que cette Georgia Tann avait réellement existé et avait pu vivre de son trafic des années 20 jusqu’aux années 50 (son règne termina quand elle mourut d’un cancer), utilisant, impunément, les enfants qu’elle arrachait à leur famille, comme de la vulgaire marchandise !

Pour résumer, un livre brillant, magnifique, une histoire humaine qui ne peut que nous toucher.

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Pour en savoir plus :

Georgia Tann, la voleuse d’enfants.
RACONTÉ LE 13 MAI 2013 PAR MARINE GASC
Changement d’ambiance : après les torches humaines sous l’Antiquité, je vais aujourd’hui vous parler de Georgia Tann, célèbre aux États-Unis pour son trafic d’enfants qui l’a rendue millionnaire au XXème siècle.

Georgia Tann, qui est-elle ?


Née en 1891 dans une famille aisée, elle a toujours fait un complexe d’infériorité par rapport à son grand frère, qui aurait été le préféré de sa mère. Son père, un juge, soi-disant égoïste et coureur de jupons, invite souvent sa fille à assister à des procès. Parfois confronté à des affaires familiales bien glauques, le juge Tann propose d’accueillir temporairement chez lui des enfants sans ressources. C’est ce qui a convaincu la jeune fille de s’occuper elle-même d’enfants en difficulté. En 1913, Georgia devient assistante sociale spécialisée dans l’adoption après avoir suivi des cours dans une Université dans l’état de Virginie. Elle fait preuve d’une grande indépendance : dans un État du sud pourtant conservateur, elle n’hésite pas à affirmer son homosexualité et ses pantalons en flanelle.

Un manque d’empathie visible.
Alors qu’elle est confrontée de par son travail à des situations très difficiles, elle juge les classes populaires « inconscientes » et « incapables » de subvenir aux besoins de leurs nombreux enfants. Elle tente alors de trouver pour les enfants les plus méritants et en bonne santé, des familles de la moyenne ou haute société qui puissent les élever. Dans les années 20, elle est confrontée aux eugénistes américains qui pensent que le mélange des sangs n’est pas bénéfique à la société et que les couches populaires ne doivent pas être élevées dans des milieux aisés, c’est pourquoi Georgia n’hésite pas à changer les registres des orphelins adultérins ou issus de familles misérables, en orphelins de familles chrétiennes victimes d’accidents. L’importance de placer de nombreux enfants n’était pas de nature altruiste, mais plutôt pécuniaire.

Type d’article de l’époque pour l’adoption des enfants à la charge de Georgia Tann !

Georgia et 5000$

Les adoptions privées.
Georgia travaille à Memphis dans un orphelinat, les frais d’adoption sont très faibles (7$ pour les couples de l’état, 750$ pour les couples d’états voisins). Pas de quoi piquer dans la caisse. Dans les années 30, elle décide alors de « rendre service » à de riches familles moyennant 5000$/enfant. Dans le respect de la loi, elle réussit à satisfaire la haute société en mal d’enfant. Son affaire fonctionne tellement bien que les enfants à adopter se font rares dans l’état du Tennessee, elle doit trouver une solution. C’est dans les hôpitaux qu’elle va donner un nouvel essor à son commerce : elle soudoie nombre d’infirmières qui, en échange, doivent fournir des nouveaux-nés, prétendus mort-nés auprès des familles. C’est pourquoi en 1932, Memphis a le taux de mortalité infantile le plus haut des États-Unis. De plus, proche d’une juge aux affaires familiales, Georgia bénéficie moyennant quelques billets de nombreuses affaires falsifiées afin de recueillir d’autres enfants.

La fin d’un règne.
Si Georgia a de nombreux contacts qui la protègent, il est de plus en plus difficile pour elle de légitimer son usine à enfants. Les familles qui adoptent veulent connaître les parents biologiques des enfants, ainsi, alors que les procédures pouvaient jusque-là être privées, un projet de loi est étudié pour que les informations de filiation apparaissent obligatoirement et ceci afin que les enfants puissent connaître leur origine. Difficile ainsi de refourguer un enfant volé ! Mais le projet ne trouvera pas de soutien, de nombreux politiques ont fait appel à Georgia pour fonder une famille. Cependant, en 1948, l’orphelinat fera l’objet d’une enquête. Georgia Tann décède peu de temps après d’un cancer, son patrimoine s’élève a plus d’un million de dollars et diverses propriétés.

Finalement, une loi légalise l’adoption de près de 5000 enfants issus du trafic de Georgia Tann. Cette loi la disculpe totalement de trafic et permet aux nouveaux parents de garder avec eux les enfants adoptés, alors que ceux-ci sont définitivement séparés de leur famille biologique du fait de la disparition de tous les actes de naissance. Il est néanmoins important de rappeler que Georgia Tann se trouve à l’origine du système d’adoption contemporain.

Éditeur : LES ESCALES ÉDITIONS (05/04/2018)
Nombre de pages : 437

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Un roman poignant sur l’amour fraternel et le poids des secrets trop longtemps gardés.

Peu importe les chemins empruntés, le coeur se souvient toujours d’où l’on vient.

Memphis, 1939. Par une nuit pluvieuse, Rill Foss, douze ans, et ses quatre frère et sœurs sont enlevés par des inconnus. Emmenés loin de la péniche familiale et des bords du Mississippi, jetés dans un orphelinat, les enfants réalisent bien vite qu’ils ne reverront plus leurs parents. La mystérieuse Société des foyers d’accueil du Tennessee vient de sceller leur sort à tout jamais.

Caroline du Sud, de nos jours. Avery Stafford, jeune avocate épanouie à qui tout semble sourire, est de retour dans la ville de son enfance. Lors d’une visite à sa grand-mère, cette dernière tient un discours étrange qui remet en cause toutes ses certitudes. Quelle est vraiment l’histoire de sa famille ? D’où vient-elle ? Troublée, Avery commence à enquêter…
” L’un des meilleurs livres de l’année. À ne pas manquer. ”

The Huffington Post

Un des best-sellers de 2017 selon
The New York Times.

La chambre des merveilles de Julien Sandrel

 

Louis 12 ans, enfant précoce en classe de 3ème vit seul avec sa maman Thelma, Directrice marketing pour un grand groupe cosmétique à Paris. Elle est débordée, donne tous pour son travail, elle n’arrive plus à voir où son ses priorités…

Mais un samedi matin c’est le drame, alors qu’elle part rejoindre sa mère pour déjeuner, à pied avec son fils en skate, celui-ci est percuté par un camion.

Le monde de Thelma s’effondre à l’annonce du diagnostic très réservé de Louis, dans un coma profond.

Elle bascule dans une sombre dépression, boit, plus rien n’a d’intérêt pour elle malgré l’appui inconditionnel de sa mère…jusqu’à ce qu’elle découvre caché sous un matelas un carnet écrit par son fils : “Le livre des merveilles” ou celui-ci a noté toutes les choses qu’il a envie de réaliser…sa vie va alors changer !

En lisant ce livre, j’ai ri, j’ai pleuré, beaucoup réfléchi, et me suis aperçue, combien, parfois, malgré nous, nous donnions de l’importance à des choses qui n’en avaient pas. Ce livre m’a profondément touché, un livre merveilleux (il porte bien son nom  🙂 )bouleversant, un grand, non un énorme coup de coeur comme je n’en ai  pas eu depuis longtemps. Tout le monde devrait lire ce livre.

Petite note j’ai adoré le clin d’œil au film Thelma et Louise qui colle bien aux personnages principaux.

Bravo à Julien Sandrel pour son premier roman, une réussite, un livre parfait !

Éditeur : CALMANN-LÉVY (07/03/2018)
Nombre de pages : 265

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Inattendu, bouleversant et drôle,
le pari un peu fou d’une mère
qui tente de sortir son fils du coma
en réalisant chacun de ses rêves.

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.

Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.

Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.

Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

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