La peine du bourreau – Estelle Tharreau

Le prisonnier Ed 0451 est transféré du couloir de la mort de la prison de Polinsky vers la chambre d’exécution de Walls.

McCoy, travaille depuis 42 ans comme bourreau et s’apprête à prendre sa retraite.

Le gouverneur Russel Thompson, 34 ans, a 4 heures pour décider si oui ou non Ed 0451 sera exécuté ou gracié. 

Ed a commis 5 meurtres prémédités et de sang-froid avant d’être arrêté.

Débute un huis clos entre le GouverneurMcCoy et Ed.

À travers les souvenirs d’Ed on découvre la raison de ces meurtres, qu’il a refusé d’expliquer. Ed, marié à la gentille Shelby, a grandi sous le joug d’un père autoritaire, raciste et faisant la loi et la justice à sa façon. C’est en se mariant et en quittant sa ville natale, qu’il commencera à avoir ses propres opinions et à mener sa vie comme il le souhaite.

McCoy décrit sa vie de gardien de prison, où tout était alors différent, un monde où les prisonniers faisaient la loi. La corruption était omniprésente.

Il décrit avec beaucoup de justesse le profil des condamnés à mort, des profils complètements différents les uns des autres. Se pose alors, légitimement, la question du pour ou contre la peine de mort ? 

Certains condamnés ont tué pour se protéger ou protéger leur famille. Certes, ils doivent être punis, mais qui sommes nous pour décider qu’ils méritent de mourir ? 

Ce roman nous montre la noirceur de l’être humain, mais aussi sa bienveillance et son avidité de justice.

J’ai adoré la fin, elle est parfaite. Un roman époustouflant, rempli de sagesse et d’humanité.

Premier coup de coeur 2021 !

256 pages
Éditeur : TAURNADA ÉDITIONS (01/10/2020)

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McCoy est « bourreau » au Texas. Après 42 ans passés dans le couloir de la mort, il reçoit la visite officieuse du Gouverneur Thompson qui doit se prononcer sur la grâce du condamné numéro 0451.
Il ne leur reste que quatre heures pour faire revivre les souvenirs de McCoy avant l’injection létale.
Quatre heures dans l’isolement de la prison de Walls.
Quatre heures pour cinq crimes qui déchaînent les passions.
Quatre heures pour ce qui pourrait être la dernière exécution de McCoy.
Quatre heures pour jouer le sort d’un homme.

Un thriller psychologique aussi troublant que fascinant : une immersion sans concession dans le couloir de la mort et ses procédures d’exécution.

Mon ombre assassine – Estelle Tharreau

Dès le début ce livre m’a intrigué, d’abord par sa superbe couverture, puis pas son résumé. Ensuite, par le début du livre qui commence par des extraits sur l’étude des femmes tueuses en séries.

Nadège Solignac, institutrice est accusée du meurtre d’un policier de 38 ans .

A travers son récit, on découvre que dès son plus jeune âge, elle s’est isolée des autres, démontrant une asociabilité et psychopathie inimaginable .

Elle a vécu une enfance bien particulière. Issue d’une grossesse non désirée, d’une mère souffrant de dépression post-partum jamais guérie, un père artisan et un frère aîné absents, une petite soeur lourdement handicapée, ils vivent en marge de la société complètement isolée du reste du monde.

A 8 ans, la mère de Nadège se suicide sous ses yeux, celle-ci la regardera mourir froidement, avec un certain plaisir, ne faisant rien pour la sauver. A partir de ce moment là elle sera livrée à elle-même se débrouillant quasiment seule pour tout.

La construction de ce roman est bien conçue, enchaînant les récits de Nadège avec les diverses interventions des autres protagonistes sous forme d’interrogatoire ou d’interview.

Un roman addictif qui se lit d’une traite et vous glace le sang . Ou, comment une personne bien sous tout rapport, peut être le Diable incarné, une psychopathe sans aucun état d’âme, qui tue juste pour le plaisir de voir les autres souffrir.

Ce livre est une bombe, l’auteur a créé un personnage froid, sadique, menteur, se nourrissant de la douleur des autres, comme de celle qu’elle peut infliger.

Un énorme coup de coeur pour ce roman.

Éditeur : TAURNADA ÉDITIONS (17/01/2019)

Nombre de pages : 258

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En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession.
Celle d’une enfant ignorée, seule avec ses peurs.
Celle d’une femme manipulatrice et cynique.
Celle d’une tueuse en série froide et méthodique.
Un être polymorphe.
Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir.
Une ombre. Une ombre assassine.

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